La Coalition des organisations de la société civile africaine pour la participation citoyenne, la paix durable et la bonne gouvernance (COSCAP-PBG) a été présentée mardi au siège de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco), à Kinshasa, avec l’ambition de renforcer la gouvernance démocratique, la paix et la promotion des droits humains sur le continent africain.
Selon les initiateurs, cette nouvelle plateforme se veut un espace de concertation et d’action destiné à favoriser une plus grande implication des citoyens dans les processus de gouvernance, particulièrement en République démocratique du Congo.
« La Coalition des organisations de la société civile africaine pour la participation citoyenne, la paix durable et la bonne gouvernance constitue un cadre d’échange stratégique visant à consolider la paix, promouvoir la bonne gouvernance et encourager l’implication citoyenne sur l’ensemble du continent, particulièrement en République démocratique du Congo », a indiqué la source.
Prenant la parole lors de la cérémonie, Maître Chantal Chambu, ministre honoraire des Droits humains et présidente du conseil d’administration de la COSCAP-PBG, a plaidé pour une mobilisation collective en faveur des valeurs démocratiques.
« C’est ici l’occasion d’insister sur l’urgence d’une synergie d’actions citoyennes articulée autour de trois axes fondamentaux : la défense des droits humains par une participation active de la population, le renforcement de la démocratie et la promotion de la bonne gouvernance », a-t-elle déclaré.
Elle a souligné que la consolidation de la paix passe également par un engagement accru des organisations de la société civile dans la prévention des conflits et la sensibilisation des populations.
Dialogue et emploi des jeunes au cœur des recommandations
De son côté, Emmanuel Adu, président de la Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP), a mis en garde contre la politisation de la société civile, estimant qu’elle affaiblit sa capacité à jouer pleinement son rôle de médiation.
Selon lui, la société civile devrait demeurer « l’Église au milieu du village », capable de rassembler les différentes composantes sociales autour des préoccupations communes.
Il a également identifié la pauvreté comme l’une des principales causes de l’instabilité sur le continent, appelant à privilégier le dialogue pour résoudre les différends.
À l’issue des échanges, les participants ont formulé plusieurs recommandations, notamment l’organisation d’un dialogue inclusif, rappelant que « le recours aux armes n’a jamais résolu les crises », ainsi que la création d’emplois en faveur des jeunes afin de réduire les facteurs de violence et de renforcer la stabilité en Afrique.
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