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8 août, 2026 - 00:44:30
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Procès Rebo Tchulo : la partie civile réclame 250.000 USD de dommages et intérêts

Le procès de la chanteuse congolaise Deborah Tshimpaka Mulanga, alias Rebo Tchulo, est entré jeudi dans la phase des plaidoiries devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema. Les avocats de la partie civile ont réclamé 250.000 dollars américains de dommages et intérêts pour l’infraction d’incitation des militaires, tout en présentant l’artiste comme l’instigatrice de plusieurs autres faits qu’ils estiment liés à cette affaire.

Le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema a entamé jeudi les plaidoiries dans le procès de la chanteuse congolaise Deborah Tshimpaka Mulanga, connue sous le nom de Rebo Tchulo. À cette occasion, les avocats de la partie civile, représentant Kasaï Sadisa, ont sollicité la condamnation de l’artiste au paiement de 250.000 dollars américains à titre de dommages et intérêts pour la seule infraction d’incitation des militaires.

Au cours de leur intervention, les conseils de la partie civile ont soutenu que les conditions étaient réunies pour engager la responsabilité personnelle de la prévenue dans les faits qui lui sont reprochés.

« M. le président, sans pour autant aller plus loin, puisque toutes les conditions sont réunies, nous demandons au tribunal de dire, de juger et d’établir, en fait comme en droit, ainsi que de condamner d’abord la prévenue Rebo, à titre personnel, pour la faute qu’elle a commise en incitant les militaires, au paiement, à titre de dommages et intérêts, d’une somme de 250.000 USD, payable en monnaie ayant cours légal », ont plaidé les avocats de Kasaï Sadisa.

Les avocats de Platini Kasaï ont également estimé que les faits examinés par le tribunal dépassent la seule prévention retenue par le ministère public. Selon eux, Rebo Tchulo aurait joué un rôle déterminant dans plusieurs infractions présumées commises à l’encontre de leur client.

« Platini Kasaï a été l’objet d’un véritable théâtre de la part d’une panoplie de personnes. Il s’agit notamment de la participation criminelle en coactivité, de l’association de malfaiteurs, de l’arrestation arbitraire, de la violation des consignes par des militaires sous l’instigation de Rebo, des menaces de mort, de l’extorsion de signatures, de la détention illégale, de la séquestration et de torture, de la concussion. Plusieurs infractions ont été perpétrées en concours, faisant de Rebo l’auteure intellectuelle », a déclaré Me Herman Meya, l’un des avocats de la partie civile.

Le conseil a fondé son argumentation sur le principe de prorogation du juge afin de soutenir sa lecture des faits.

Une affaire impliquant quatorze prévenus

Le procès oppose le ministère public à Deborah Tshimpaka Mulanga, poursuivie pour incitation présumée de militaires à poser des actes contraires à la loi et à la discipline des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Treize militaires comparaissent également dans cette affaire, dont quatre en fuite. Ils répondent notamment de faits présumés de torture, d’extorsion, de concussion et de violation des consignes militaires au préjudice de Kasaï Sadisa.

Les débats ayant été clôturés lors de la précédente audience, le tribunal examine désormais les plaidoiries des différentes parties avant de poursuivre la procédure conformément aux règles du procès.

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