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17 avril, 2026 - 06:41:44
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Eau potable : la RDC valide une politique nationale et fixe le cap de l’accès universel à l’horizon 2035

Un texte attendu, un signal politique fort. En adoptant la Politique nationale du service public de l’eau, le gouvernement congolais a acté la fin d’un long cycle d’hésitations et posé les bases d’une réforme structurante. Après sept années de concertations, la RDC se dote d’un cadre normatif unique, destiné à harmoniser la gouvernance du secteur, sécuriser les investissements et accélérer l’accès à l’eau potable. L’ambition est clairement affichée : atteindre l’accès universel à l’horizon 2035, avec des objectifs chiffrés de 90 % de desserte en zones urbaines et 70 % en milieu rural. Dans un pays paradoxalement riche en ressources hydriques mais marqué par de fortes inégalités d’accès, cette validation engage l’État au-delà des discours. Elle fixe un cap, expose l’action publique à l’épreuve des résultats et fait de l’eau un véritable indicateur de performance politique.

La République démocratique du Congo a franchi un cap structurant dans la réforme de ses services publics. Réunis en Conseil des ministres, les membres du gouvernement ont validé la Politique nationale du service public de l’eau (PNSPE), mettant un terme à un processus engagé depuis sept ans. Plus qu’un document de cadrage, le texte consacre une vision d’ensemble, appelée à redéfinir durablement la gouvernance, l’accès et le financement du secteur de l’eau.

Portée par le ministère des Ressources hydrauliques et de l’électricité, dirigé par Aimé Sakombi Molendo, la PNSPE se distingue par le consensus multisectoriel qui a accompagné son élaboration. Administrations centrales, provinces, opérateurs publics, partenaires techniques et financiers : tous sont désormais alignés autour d’un référentiel commun, présenté comme indispensable pour rompre avec la fragmentation des politiques antérieures.

Un cadre normatif pour sortir de la dispersion

Le document adopté repose sur trois piliers structurants. Le premier vise l’amélioration de la gouvernance du service public de l’eau, en clarifiant les rôles institutionnels et en renforçant la régulation. Le second fixe un objectif politique assumé : l’accès universel à l’eau potable à l’horizon 2035, avec des cibles chiffrées – 90 % de taux de desserte en milieu urbain et 70 % en zones rurales. Le troisième pilier entend sécuriser et rendre attractifs les investissements publics et privés, condition jugée essentielle pour combler un déficit d’infrastructures longtemps sous-estimé.

En filigrane, la PNSPE traduit un changement de méthode. Elle privilégie la planification à long terme, la coordination des acteurs et la prévisibilité des règles. Une approche qui répond à une réalité connue : malgré un potentiel hydrique exceptionnel, la RDC reste confrontée à de fortes inégalités d’accès à l’eau potable, notamment dans les zones rurales et périurbaines.

En validant cette politique, l’exécutif pose ainsi un acte éminemment politique. Il engage l’État sur des objectifs mesurables, expose son action à l’épreuve des résultats et ouvre la voie à une mobilisation accrue des financements. À terme, la réussite de la PNSPE se lira moins dans les textes que dans les robinets.

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