84.76 F
Kinshasa
8 août, 2026 - 00:35:18
Image default
Flash InfosJusticeLa une

Procès Rebo Tchulo : le parquet requiert 14 mois de prison contre la chanteuse

Le procès de la chanteuse congolaise Deborah Tshimpaka Mulanga, alias Rebo Tchulo, a connu un nouveau tournant jeudi devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema. Dans son réquisitoire, le ministère public a requis 14 mois de servitude pénale principale, le paiement des frais d’instance et l’admission de l’action civile introduite par Kasaï Sadisa, tandis que la partie civile maintient sa demande de 250.000 dollars américains de dommages et intérêts.

Le ministère public a requis jeudi une peine de 14 mois de servitude pénale principale contre la chanteuse congolaise Deborah Tshimpaka Mulanga, alias Rebo Tchulo, poursuivie devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema pour incitation présumée de militaires à poser des actes contraires à la loi et à la discipline des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Au cours de son réquisitoire, le major magistrat Prudence Mbambi, substitut de l’auditeur militaire supérieur, a également demandé la condamnation de la prévenue au paiement des frais d’instance ainsi que l’application d’une contrainte par corps en cas de non-paiement dans le délai légal.

« Pour la prévenue Tshimpaka Mulanga Deborah, alias Rebo Tchulo, la condamner à 14 mois de servitude pénale principale ; la condamner, en outre, au paiement des frais d’instance tels qu’ils seront taxés par le greffier ; fixer la contrainte par corps à six mois en cas de non-paiement dans le délai de huit jours (…). Par rapport aux intérêts civils, qu’il plaise à votre tribunal de dire recevable et fondée l’action introduite par M. Kasaï Platini et d’y faire droit. Ainsi, vous ferez justice », a déclaré le magistrat du parquet.

La partie civile maintient sa demande de 250.000 dollars

Avant le réquisitoire du ministère public, les avocats de la partie civile avaient sollicité la condamnation de Rebo Tchulo au paiement de 250.000 dollars américains à titre de dommages et intérêts pour l’infraction d’incitation des militaires.

Selon les conseils de Kasaï Sadisa, la responsabilité de la chanteuse ne se limite pas aux faits retenus dans l’acte de poursuite. Ils soutiennent qu’elle aurait également joué un rôle d’instigatrice dans plusieurs infractions présumées commises contre leur client.

« Platini Kasaï a été l’objet d’un véritable théâtre (…) Plusieurs infractions ont été perpétrées en concours, faisant de Rebo l’auteure intellectuelle », a plaidé Me Herman Meya, l’un des avocats de la partie civile.

Une affaire impliquant quatorze prévenus

Outre Deborah Tshimpaka Mulanga, treize militaires, dont quatre en fuite, comparaissent également devant le tribunal militaire. Ils répondent notamment de faits présumés de torture, d’extorsion, de concussion et de violation des consignes militaires au préjudice de Kasaï Sadisa.

Le dossier est désormais entré dans sa phase décisive avec les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la partie civile. La défense poursuit à son tour la présentation de ses moyens avant que le tribunal ne poursuive la procédure conformément aux règles applicables.

Infos27

ça peut vous intéresser

Laisser un Commentaire

Infos27.CD utilise des cookies pour améliorer votre expérience utilisateur. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En Savoir Plus