La surveillance sanitaire contre l’épidémie d’Ebola Bundibugyo s’est intensifiée en République démocratique du Congo. Dans son rapport de situation n°12, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a indiqué avoir appuyé 1.410.014 dépistages sanitaires aux points d’entrée et de contrôle dans cinq provinces, tout en renforçant la sensibilisation des populations et le contrôle des voyageurs sur le fleuve Congo.
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a appuyé 1.410.014 dépistages sanitaires aux différents points d’entrée et de contrôle en République démocratique du Congo dans le cadre de la riposte contre l’épidémie d’Ebola Bundibugyo. Ces opérations ont permis de détecter plusieurs alertes sanitaires tout en consolidant le dispositif national de surveillance, selon le rapport de situation n°12 de l’organisation.
Ce rapport couvre la période allant du 27 juillet au 2 août 2026 et concerne les provinces de Kinshasa, de l’Ituri, de la Tshopo, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
« Nous avons le plaisir de vous partager le Rapport de situation n°12 de l’OIM sur l’épidémie d’Ebola Bundibugyo sur la période du 27 juillet au 2 août 2026. En RDC, au cours de cette période, l’OIM a appuyé 1.410.014 dépistages sanitaires aux points d’entrée et points de contrôle. Les provinces concernées dans ce rapport sont celles de Kinshasa, de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de la Tshopo. Ces dépistages ont généré 39 alertes, dont 21 ont été vérifiées et référées », a indiqué le rapport.
Au-delà des opérations de dépistage, l’OIM a poursuivi ses activités de sensibilisation auprès de plus de 1,4 million de personnes réparties dans six provinces. L’organisation a également consolidé le système de surveillance sanitaire à Kinshasa, le long du fleuve Congo ainsi que dans les zones affectées ou exposées au risque de propagation de la maladie.
Cette stratégie vise à détecter rapidement tout cas suspect et à limiter la transmission du virus grâce à un contrôle systématique des voyageurs et à une mobilisation communautaire accrue.
Des contrôles sanitaires sur le fleuve Congo
L’organisation a aussi accompagné les autorités sanitaires congolaises lors du contrôle des passagers à l’arrivée d’un bateau sur le fleuve Congo.
Selon le rapport, 955 voyageurs ont été soumis au dépistage sanitaire. Sept alertes ont été investiguées et les examens réalisés ont confirmé deux cas de paludisme. Aucun cas d’Ebola n’a été détecté au cours de cette opération.
Ces résultats ont conforté l’importance du maintien d’un dispositif permanent de surveillance sanitaire le long du fleuve Congo, considéré comme un axe majeur de mobilité des populations et des échanges entre plusieurs provinces.
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