Les accords conclus avec le Gabon, le développement du corridor central avec la Tanzanie et les enseignements tirés de l’expérience gabonaise en matière d’industrialisation constituent désormais des axes majeurs de l’action gouvernementale, après les déplacements de Félix Tshisekedi à Libreville et Dodoma. Cette orientation a été exposée par le chef de l’État lors de la 97e réunion du Conseil des ministres, tenue vendredi 28 août à la Cité de l’Union africaine, dont le compte rendu a été présenté par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya. Félix Tshisekedi a appelé à donner une traduction concrète aux acquis de cette séquence diplomatique. L’enjeu consiste à convertir les engagements politiques en mécanismes de suivi, en opportunités économiques et en résultats directement utiles à la RDC.
La communication de Félix Tshisekedi a principalement porté sur ses déplacements effectués du 15 au 18 août au Gabon et en République unie de Tanzanie. D’après le compte rendu de cette réunion du Conseil des ministres, présenté par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, ces visites visent à consolider les relations de la RDC avec ses partenaires régionaux et à inscrire la diplomatie dans une logique de résultats.
À Libreville, le chef de l’État a notamment renforcé le cadre juridique de la coopération bilatérale avec la signature de trois instruments : un accord général de coopération, un accord d’exemption réciproque de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service, ainsi qu’un mémorandum d’entente instituant des consultations politiques et diplomatiques régulières.
Les deux présidents ont également convenu de créer une commission mixte chargée du suivi des engagements pris entre les deux pays.
Nkok, un modèle observé pour l’industrialisation congolaise
La visite de la zone industrielle spéciale de Nkok, au Gabon, a permis au président congolais d’observer un modèle fondé sur la transformation locale des ressources naturelles, l’attraction des investissements et le développement des zones économiques spéciales. La filière bois constitue notamment une expérience que la RDC entend examiner en tenant compte de ses propres réalités. Cette orientation rejoint l’objectif de mieux valoriser les ressources nationales avant leur exportation.
En Tanzanie, les échanges ont confirmé le caractère stratégique du corridor central pour le désenclavement de la RDC et le renforcement des échanges régionaux. Les deux chefs d’État ont aussi réaffirmé leur attachement à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la RDC, ainsi qu’à la mise en œuvre de la résolution 2773 et aux processus de Washington et de Doha.
Le gouvernement appelé à assurer le suivi
Le président Tshisekedi a insisté sur la nécessité de transformer les acquis diplomatiques en résultats tangibles. La consolidation des partenariats, le développement des corridors économiques, la transformation locale des ressources naturelles et la défense des intérêts stratégiques et sécuritaires constituent les principales priorités dégagées de ces déplacements.
La prochaine commission mixte RDC-Tanzanie doit contribuer au suivi des engagements pris entre Kinshasa et Dodoma. Au-delà des annonces diplomatiques, le chef de l’État place ainsi l’action gouvernementale sur trois leviers : sécuriser les cadres de coopération, renforcer les corridors économiques et accélérer la transformation locale des ressources. Ces priorités doivent consolider l’ancrage régional de la RDC tout en servant ses intérêts économiques et stratégiques.
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