Les forces de sécurité ont interpellé une quinzaine de personnes soupçonnées d’être liées au braquage armé ayant coûté la vie à deux policiers dimanche dernier à la station-service du terminus Manono-Kilobelobe, à Lubumbashi. Présentés au ministre provincial de l’Intérieur, les suspects attendent leur éventuel transfert devant la justice alors que les enquêtes se poursuivent.
Les enquêtes ouvertes après le braquage armé ayant coûté la vie à deux policiers à Lubumbashi connaissent une première avancée. Le cadre de concertation de la société civile du Haut-Katanga a annoncé, lundi 7 septembre dans la soirée, l’arrestation de plusieurs personnes soupçonnées d’être impliquées dans cette attaque survenue dans une station-service au terminus Manono-Kilobelobe.
D’après un communiqué de la thématique Gouvernance sécuritaire et paix (GSP Synergie), au moins 15 personnes ont été interpellées par les forces de sécurité après plusieurs heures d’investigations. Les suspects, actuellement détenus, ont été présentés au ministre provincial de l’Intérieur du Haut-Katanga, avant leur éventuel transfert devant les instances judiciaires compétentes.
Le ministre provincial de l’Intérieur, Jean-Jacques Kashiba, a confirmé ces arrestations auprès de la presse. Toutefois, il s’est gardé de confirmer l’implication directe des personnes interpellées dans le braquage, indiquant que les investigations se poursuivent afin de faire toute la lumière sur cette affaire et d’identifier d’éventuels commanditaires.
Les faits remontent à la nuit du dimanche 6 septembre. Des hommes armés non identifiés avaient fait irruption dans une station-service située au terminus Manono-Kilobelobe, dans le quartier portant le même nom, avant d’abattre deux policiers affectés à la garde des lieux. Les assaillants avaient ensuite emporté une importante somme d’argent.
Selon les premières informations fournies par la société civile, l’exploitation des images de vidéosurveillance aurait permis de relever la présence présumée de militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) parmi les assaillants. Les services de sécurité avaient évoqué un groupe composé d’une quinzaine d’individus.
Les autorités poursuivent les investigations pour établir les responsabilités de chacun et déterminer les circonstances exactes de cette attaque qui a endeuillé la ville de Lubumbashi.
Patient Mubiayi, correspondant à Lubumbashi

