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14 septembre, 2026 - 22:43:49
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Horreur à Bukavu sous occupation rwandaise : 27 enfants meurent dans les flammes

Le drame ravive l’inquiétude sur la multiplication des incendies à Bukavu, ville sous occupation rwandaise. Au moins 27 enfants, dont 19 filles et huit garçons, ont péri jeudi 10 septembre dans un incendie qui a ravagé plus de 300 habitations et touché plusieurs établissements scolaires à Funu, selon des sources hospitalières et scolaires citées par l’Agence congolaise de presse. Vingt-neuf personnes ont également été blessées. Saisi par l’ampleur du sinistre, le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté a exprimé sa solidarité avec les familles endeuillées et annoncé des dispositions pour documenter les dégâts, identifier les besoins des élèves et enseignants affectés et assurer la continuité des apprentissages. Le ministère réclame que les circonstances et les causes des incendies soient établies « de manière rigoureuse et indépendante ». Le bilan reste provisoire et pourrait encore évoluer.

Bukavu s’est réveillée jeudi sous le choc après un incendie meurtrier survenu à Funu, dans l’est de la République démocratique du Congo. Au moins 27 enfants, dont 19 filles et huit garçons, ont été tués dans le sinistre qui a également fait 29 blessés, rapporte l’Agence congolaise de presse (ACP), citant des sources hospitalières et scolaires.

Dix-sept blessés sont pris en charge à l’hôpital général de Kadutu et 12 à l’Hôpital général provincial de référence de Kadutu, selon les mêmes sources. Le bilan demeure provisoire et pourrait encore évoluer.

Le feu a par ailleurs détruit plus de 300 habitations et touché des infrastructures scolaires. L’ACP cite notamment l’EP Mosala, dans la commune de Bagira, et l’EP Nongo, dans la commune de Kadutu.

Dans un communiqué publié jeudi 10 septembre, le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté confirme que plusieurs établissements scolaires ont été affectés. Le document mentionne, pour sa part, les écoles primaires Furaha et Ujamaa, situées à Funu.

Selon le ministère, le sinistre a fait « plusieurs victimes, dont des élèves, ainsi que de nombreux blessés ». Il précise que les circonstances exactes et l’origine de l’incendie restent à établir.

La ministre d’État en charge de l’Éducation présente ses condoléances aux familles endeuillées et exprime sa solidarité avec les blessés, les élèves, les enseignants, le personnel scolaire et l’ensemble de la population de Bukavu.

Une enquête réclamée

L’origine du feu n’était pas encore connue jeudi. Un habitant interrogé par l’ACP a évoqué une possible piste criminelle, sans toutefois apporter d’éléments permettant de l’établir.

« Nous ne savons pas l’origine du feu. Nous avons été surpris seulement », a-t-il déclaré, expliquant que les flammes s’étaient propagées à plusieurs avenues, notamment Kasheke, Lugulu et Elila.

Le même témoin affirme que 18 incendies auraient été enregistrés à Bukavu en l’espace d’un mois, avec « plus de 50 morts ». Cette affirmation n’a toutefois pas été confirmée de manière indépendante.

Face à cette succession de sinistres, le ministère estime indispensable que les causes soient établies « de manière rigoureuse et indépendante », afin de déterminer les responsabilités éventuelles et de renforcer la protection des populations et des infrastructures scolaires.

La continuité scolaire en question

Le ministère a instruit ses services compétents d’établir un bilan documenté des établissements touchés et d’identifier les besoins immédiats des élèves, des enseignants et des communautés scolaires affectées.

Il prévoit également d’examiner, avec les acteurs éducatifs et humanitaires concernés, les mesures nécessaires à l’assistance des personnes sinistrées et à la continuité des apprentissages.

Dans son communiqué, le ministère insiste enfin sur l’appartenance des enfants et enseignants vivant dans les zones sous occupation à la communauté éducative nationale. « La République ne les oublie pas », affirme-t-il.

Bukavu est contrôlée depuis février 2025 par le Rwanda via ses supplétifs du M23, dans un contexte sécuritaire qui continue de fragiliser les populations civiles et les services essentiels.

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