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Kinshasa
3 novembre, 2026 - 08:04:54
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Kabila et Nangaa au Dialogue : Quelle garantie la C64-CENCO-ECC donne-t-elle pour le retrait de Kagame du Congo ?

Le Dialogue national achoppe à la question de l’inclusivité, concept dont l’entendement diffère selon qu’on est de la CENCO-ECC-C64 ou du pouvoir. Pour les uns, ce forum doit compter au nombre des participants également J. Kabila et C. Nangaa, tandis que pour les autres, ces assises réuniront des délégués reflétant la diversité politique, institutionnelle, sociale, territoriale et culturelle de la Nation. À la différence que l’inclusivité ne signifie ni l’effacement des principes ni la confusion des responsabilités. Donc, nul ne peut prétendre s’asseoir à la table de la Nation tout en prenant les armes contre elle. Avec deux fers au feu, la C64 arbore, devant cette impasse, le drapeau frappé du « Non au changement de la Constitution » et promet de marcher ce 15 septembre à Kinshasa sur le Palais du Peuple. Objectif : empêcher la relecture de la « Loi Ngondankoy » et faire un rappel à l’ordre contre l’éventualité d’un 3ème mandat pour Félix Tshisekedi. Pourtant, sa capacité à réussir une mobilisation de grande ampleur reste incertaine. Passer du Palais de la Nation au siège du Parlement en est une des indications. Des questions cependant : quelle garantie Fayulu-CENCO/ECC donne sur le retrait de Kagame du Congo contre la participation au Dialogue de ses proxys ? Leur participation va-t-elle mettre fin à la guerre ? Qu’entendent-ils par faire disparaître l’AFC-M23, c’est faire disparaître le Rwanda ?

La C64 renoue avec les actions de rue. Elle organise une marche pacifique ce 15 septembre sur toute l’étendue du territoire national. Le point de chute à Kinshasa est le Palais du Peuple, siège du Parlement. Message : empêcher la relecture de la « Loi Ngondankoy ». C’est aussi un rappel à l’ordre contre un éventuel troisième mandat pour Félix Tshisekedi.

Cette mobilisation fait suite à l’expiration de l’ultimatum fixé au 15 août par l’opposition pour l’organisation d’un Dialogue national sur lequel le président de la République avait trouvé des points de convergence avec les prélats catholiques et protestants, ainsi que d’autres chefs religieux. Lequel forum a été annoncé avec fracas par le cardinal Ambongo, et dont les conditions d’organisation devaient être fixées chemin faisant.

Et comme annoncé à la diaspora congolaise au Gabon, le président Félix Tshisekedi a lié l’acte à la parole. Dans son adresse à la Nation ce 27 août, il a décidé de convoquer le Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. À la différence d’autres assises tenues jusque-là, celle-ci se distinguera d’abord par son ancrage territorial.

En effet, les assises de Kinshasa ne seront pas le point de départ du Dialogue, mais plutôt l’aboutissement d’une parole recueillie à travers tout le pays. Le peuple congolais ne sera pas ainsi appelé à entériner les conclusions d’une négociation menée sans lui.

Bref, le Dialogue national réunira des délégués reflétant la diversité politique, institutionnelle, sociale, territoriale et culturelle de la Nation. Il ne sera la propriété d’aucun parti, d’aucune institution, dâ€