Les Forces armées de la RDC durcissent le ton face à la multiplication des contenus numériques mettant en scène des campagnes de glorification ou de dénigrement d’officiers. À Kinshasa, le lieutenant-colonel Mak Hazukay appelle les internautes à la responsabilité, dénonçant les informations non vérifiées et les récits spéculatifs susceptibles d’affaiblir la cohésion et le moral des troupes.
L’État-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) hausse le ton face aux contenus diffusés sur les plateformes numériques et susceptibles, selon lui, de fragiliser la cohésion de l’institution militaire. Lors d’un point de presse tenu vendredi à Kinshasa, le porte-parole intérimaire, le lieutenant-colonel Mak Hazukay, a dénoncé la recrudescence des campagnes de glorification et de dénigrement visant des officiers généraux et supérieurs.
Pour le commandement militaire, ces pratiques entretiennent de fausses perceptions de compétition au sein de l’armée. Certains contenus présentent des officiers sous un jour excessivement favorable, tandis que d’autres s’emploient à discréditer ou à diaboliser des membres de la hiérarchie.
« L’armée est une institution nationale fondée sur la discipline, la cohésion, la solidarité, la neutralité, la loyauté et le respect strict de la hiérarchie », a rappelé le lieutenant-colonel Hazukay.
L’État-major estime que la glorification systématique de certains cadres, lorsqu’elle s’accompagne de l’attaque d’autres officiers, peut alimenter les divisions, porter atteinte à leur honneur et affecter le moral des militaires engagés sur le terrain. Les FARDC refusent ainsi que les réseaux sociaux deviennent un espace de rivalités personnelles ou de règlements de comptes.
L’armée alerte sur les fausses informations
Le commandement militaire met également en cause la circulation d’informations non vérifiées, de propos diffamatoires et d’accusations sans fondement. Il dénonce aussi les montages audiovisuels et les récits spéculatifs présentés comme des faits établis sans reposer sur des sources crédibles.
« L’État-major général met également en garde contre la diffusion d’informations non vérifiées, de propos diffamatoires et d’accusations infondées », a martelé Mak Hazukay.
Le porte-parole a appelé les créateurs de contenus, administrateurs de pages et utilisateurs des réseaux sociaux à davantage de responsabilité. Selon lui, la liberté d’expression doit s’exercer dans le respect des personnes et des institutions de la République.
L’évaluation des officiers réservée au commandement
Les FARDC rappellent que l’appréciation des mérites, des responsabilités et des performances de leurs cadres relève des mécanismes internes prévus à cet effet. Le commandement considère donc que ces évaluations ne peuvent être dictées par des campagnes d’opinion sur internet.
L’État-major général appelle enfin les internautes à vérifier leurs sources avant tout partage et à éviter les discours présentant certains militaires comme des « héros » et d’autres comme des « ennemis ». Il exhorte parallèlement les médias à privilégier une information vérifiée et recoupée.
Pour le commandement, la priorité demeure la préservation de la cohésion des FARDC, du moral des troupes et de l’efficacité des militaires engagés dans leurs missions constitutionnelles.
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