L’Assemblée nationale ouvre ce lundi 21 septembre une nouvelle séquence de travail avec l’examen et l’adoption du calendrier de sa session ordinaire de septembre. Au cœur des prochains travaux figurent le budget 2027, la reddition des comptes, les réformes électorales et plusieurs textes à portée économique et financière.
Les députés nationaux se retrouvent ce lundi 21 septembre 2026 à 13 heures en séance plénière pour examiner et adopter le calendrier de la session ordinaire de septembre. Cette étape doit préciser la répartition des principaux dossiers inscrits à l’agenda de la Chambre basse, dont le projet de loi de finances pour l’exercice 2027.
Un agenda dominé par le budget
Ouverte mardi dernier, la session ordinaire de septembre place le budget 2027 parmi ses principaux rendez-vous. Le projet présenté par le gouvernement est évalué à 56.929 milliards de francs congolais, soit environ 24,8 milliards de dollars américains. Il affiche une progression de 11,9 % par rapport à la loi de finances rectificative en cours.
Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, a appelé les députés à doter la République démocratique du Congo d’un budget « ambitieux, réaliste, soutenable », susceptible de traduire les priorités nationales en réalisations concrètes.
Le débat budgétaire devra ainsi permettre d’examiner les ressources et les dépenses prévues pour répondre aux principaux besoins du pays, dans un contexte marqué par des impératifs sécuritaires, économiques, sociaux et humanitaires.
Des priorités sécuritaires et sociales
La défense et la sécurité figurent parmi les secteurs appelés à recevoir une attention particulière. Les infrastructures, la santé, l’éducation, ainsi que l’accès à l’eau et à l’électricité font également partie des priorités mises en avant par le président de l’Assemblée nationale.
Aimé Boji a par ailleurs cité la redynamisation du Programme de développement local des 145 territoires et la reconstruction des zones affectées par les conflits. L’assistance humanitaire et la prise en charge des personnes déplacées et des réfugiés complètent cette liste de priorités.
Ces orientations donnent au futur débat budgétaire une portée qui dépasse les seules projections financières. Elles devront être confrontées aux capacités réelles de l’État et aux besoins exprimés dans les différents secteurs.
Au-delà du budget, le calendrier de la session doit intégrer l’examen de la reddition des comptes de l’exercice 2025, ainsi que plusieurs textes liés au référendum et aux réformes électorales. L’identification des électeurs figure également parmi les dossiers attendus.
Des réformes économiques et financières devraient compléter cet agenda. La session sera aussi l’occasion pour les députés d’exercer leur mission de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluer l’impact des lois déjà adoptées.
L’adoption du calendrier ce lundi constituera ainsi le point de départ formel de l’organisation des travaux parlementaires pour les prochaines semaines, avant l’examen successif des différents textes et dossiers retenus.
Infos27

