La succession à la tête des Nations unies se précise comme un enjeu majeur de la réforme du multilatéralisme. À New York, le Président angolais João Lourenço a appelé, mardi 22 septembre 2026, à choisir un futur secrétaire général doté d’indépendance, d’intégrité, de compétence et de courage. Lors du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale, il a également défendu une ONU mieux équipée pour prévenir les conflits, conduire les réformes nécessaires et répondre à sa crise financière. Pour Luanda, le prochain dirigeant de l’Organisation devra surtout restaurer la confiance dans le dialogue et la force du droit.
À l’approche de la fin du mandat du secrétaire général actuel, João Lourenço estime que le choix de son successeur ne peut être réduit à une simple alternance institutionnelle. Il doit répondre aux profondes mutations de l’ordre international et aux crises qui fragilisent le multilatéralisme.
Le chef de l’État angolais a ainsi insisté sur plusieurs qualités jugées indispensables pour occuper cette fonction : l’indépendance, l’intégrité, la compétence et le courage. Le futur secrétaire général devra, selon lui, être capable de rapprocher les positions, de construire des consensus et de défendre les principes inscrits dans la Charte des Nations unies.
À cette mission politique s’ajoute un impératif institutionnel. Le prochain titulaire devra conduire les réformes nécessaires au fonctionnement de l’Organisation et contribuer à la recherche de solutions à ses difficultés financières.
La diplomatie comme instrument de paix
Pour l’Angola, le rôle des Nations unies demeure central dans la recherche de solutions pacifiques aux conflits. João Lourenço a réaffirmé l’attachement de son pays à l’Organisation, considérée comme le principal cadre permettant de préserver les acquis du droit international et de coordonner les efforts en faveur de la paix.
Son plaidoyer repose sur une conviction clairement exprimée : « Aucune arme n’est plus puissante que la diplomatie ». Le Président angolais oppose ainsi la logique de confrontation à celle du dialogue, estimant que les armes détruisent tandis que la diplomatie peut « unir, réparer, construire et sauver des vies ».
Dans cette perspective, il appelle les dirigeants actuels à privilégier le dialogue sur la confrontation, la coopération sur la compétition et la solidarité sur l’exclusion. Une responsabilité dont les générations futures, a-t-il averti, seront les juges.
Une ONU capable d’agir
Au-delà du profil du prochain secrétaire général, João Lourenço a appelé à donner à l’ONU les moyens de ses ambitions. L’Organisation doit disposer d’outils adaptés pour prévenir les crises, accompagner les transformations mondiales et produire des résultats concrets.
Cette exigence rejoint le thème de la 81e session : « Rétablir la confiance, gérer la transformation et lui donner les moyens de devenir une organisation qui apporte des résultats pour tous ».
Pour Luanda, la crédibilité future des Nations unies dépendra donc autant de la personnalité de son prochain secrétaire général que de la capacité collective des États à renforcer l’institution, à défendre le droit international et à faire de la diplomatie un véritable instrument de règlement des crises.
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