À l’heure où la politique locale peine souvent à se conjuguer au présent dans les quartiers populaires de Kinshasa, Jared Phanzu fait le pari de l’ancrage de terrain. Samedi 7 juin, le député provincial a, une nouvelle fois, sillonné sa commune de Bandalungwa, pour écouter, rendre compte et suivre l’avancement des chantiers engagés avec et pour les habitants. Une démarche de redevabilité assumée, dans le sillage du « nouveau narratif » gouvernemental promu par Patrick Muyaya, où chaque élu est invité à se faire le relais des aspirations de la base. Entre développement participatif et dialogue citoyen, l’élu entend démontrer que l’action publique peut aussi se construire au rythme des attentes du quotidien.
C’est un rituel bien rodé pour Jared Phanzu. Le député provincial de Kinshasa, élu de la commune de Bandalungwa, a passé une nouvelle fois son samedi, le 7 juin, sur le terrain. Une tournée de proximité, loin des salons feutrés, pour mesurer le pouls du quartier et suivre l’état d’avancement des initiatives locales en matière d’assainissement et d’aménagement urbain.
Accompagné de quelques sympathisants, l’élu a arpenté les artères de cette commune populaire de l’ouest de la capitale congolaise. L’occasion d’échanger directement avec les habitants, mais aussi d’évaluer les chantiers lancés dans le cadre d’une stratégie qu’il promeut depuis plusieurs mois : le développement participatif.
« Vous aurez remarqué qu’on a essayé de contribuer à l’aménagement de l’avenue Lubumbashi vers le rond-point Wenge. Nous avons contribué à la fluidification de la circulation sur l’entrée Kimbondo, en diagonale de Joyeux-Lutins. Et nous avons mobilisé les engins pour ouvrir la voie des remblaies sur l’avenue Mavungu, dans les quartiers Lubudi-Inga ya Suka », a détaillé Jared Phanzu lors de l’une de ses haltes. Pour lui, l’enjeu est clair : « Nous ne voulons pas être de simples spectateurs, mais des acteurs de l’aménagement et de l’assainissement de notre commune. »
Proximité et engagement citoyen
De porte en porte, le député multiplie les échanges. Infrastructures, électrification, sécurité : les besoins remontés sont nombreux. Dans une ambiance chaleureuse, les riverains n’hésitent pas à faire entendre leurs priorités. « Toutes les contributions sont les bienvenues pour garantir un espace de vie sain », glisse l’élu, qui se veut à l’écoute.
Le point d’orgue de cette journée itinérante a été une rencontre dans le quartier Lubudi, où plusieurs centaines de femmes étaient rassemblées pour un dialogue citoyen. Là encore, Jared Phanzu a choisi la transparence. « Nous devons rendre compte de ce que nous faisons », a-t-il souligné, expliquant les plaidoyers déjà engagés à l’Assemblée provinciale.
Dans le sillage du nouveau narratif gouvernemental
Dans son approche de terrain, le député provincial revendique volontiers une inspiration : celle de Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement. « Ce que nous faisons, c’est ce que le ministre Muyaya nous a demandé : maintenir la proximité avec la population. Cela nous permet de recueillir leurs préoccupations pour renforcer notre action parlementaire, et ainsi faire en sorte que l’exécutif prenne en compte ces besoins dans sa politique », a-t-il expliqué devant ses électeurs.
Ce travail de terrain s’inscrit dans un climat politique où la redevabilité et le dialogue avec les citoyens deviennent des piliers d’un nouveau mode de gouvernance prôné par Kinshasa.
À Bandalungwa, le député Jared Phanzu entend bien poursuivre cette démarche de terrain. Le message est clair : le développement participatif n’est pas un slogan, mais un engagement quotidien.
Pitshou Mulumba

