À court de légitimité et d’arguments, le réseau de manipulation rwandais s’enlise dans les fake news les plus grotesques. Dernière intox en date : un photomontage malhonnête, recyclant une vieille image pour tenter de salir Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais et infatigable artisan du contre-récit face à la guerre informationnelle menée par Kigali. Mais la vérité est plus forte que ce poison numérique. Muyaya, figure de rigueur et de patriotisme, dérange précisément parce qu’il incarne une parole ferme, lucide, alignée sur les aspirations profondes du peuple congolais. Face aux relais du M23/AFC et à leurs complices du « clavier kagamiste », le ministre poursuit sans relâche sa mission : défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale et la vérité de la République démocratique du Congo. Une leçon de courage, dans un champ de bataille où les mensonges les plus vils côtoient la détermination des esprits libres.
Le mensonge a décidément la vie dure. Le dernier en date, diffusé à grande échelle par les réseaux du M23/AFC et leurs relais numériques, se voulait un « scoop » : une vieille photo, ressortie opportunément du placard, prétendait démontrer une rencontre récente entre le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, et le coordonnateur du mouvement rebelle AFC/M23, Corneille Nangaa, à Goma. Une construction de pure fiction, typique des méthodes de désinformation que les milieux proches de Kigali ont systématisées ces derniers mois.
Le cliché en question, abondamment partagé sur Facebook et X, montrait Patrick Muyaya attablé avec plusieurs personnalités, dont Corneille Nangaa. Les légendes, toutes aussi fausses qu’alarmistes, faisaient état d’une supposée « réunion secrète » dans le Nord-Kivu, zone sous tension où les forces de l’AFC/M23 continuent de semer le chaos sous la houlette du régime rwandais.
Las ! Le montage s’est très vite effondré. Le cliché a été authentifié par plusieurs médias et experts : il date de plus de cinq ans et a été pris au restaurant Limoncello, en plein centre de Kinshasa. « Une rencontre fortuite », selon les mots mêmes de Patrick Muyaya, confirmé par l’un des participants, le journaliste Willy Kalengay. L’analyse du planning officiel du ministre ces derniers jours achève de démontrer l’impossibilité physique d’un tel voyage à Goma : entre briefings, interviews et participation au Conseil des ministres, l’agenda de Muyaya est resté public et transparent.
Le poison de la désinformation
Ce nouvel épisode illustre une fois de plus le recours désespéré des réseaux de propagande pro-rwandais à des méthodes de plus en plus grossières. À court d’arguments, sans légitimité auprès de la population congolaise, les affidés du régime de Paul Kagame, appuyés par certaines figures politiques locales en rupture de ban, cherchent à salir ceux qui incarnent un discours de vérité et de résistance face à l’agression en cours.
Patrick Muyaya est, depuis le début du conflit dans l’Est, l’une des voix les plus constantes et structurées du gouvernement congolais dans le combat contre le récit mensonger imposé par Kigali. Son action, au service du président Félix Tshisekedi, gêne — et c’est peu dire — les stratèges de la guerre de l’information menée contre la RDC.
« On ne calomnie que ceux qui dérangent, ceux qui travaillent bien », a sobrement réagi un député de l’Union sacrée, qui voit dans cette attaque « l’aveu de faiblesse d’un réseau kagamiste à bout de souffle ».
Le procédé n’est pas nouveau. Déjà, ces derniers mois, des campagnes similaires avaient visé des membres du gouvernement, des officiers des FARDC ou des personnalités de la société civile, avec des photos truquées, des vidéos montées ou des citations inventées. Dans ce contexte, le ciblage systématique de Muyaya révèle surtout la crainte qu’inspire sa maîtrise du nouveau narratif adopté par Kinshasa : un discours clair, fondé sur les faits, et tourné vers la défense de la souveraineté nationale.
Le peuple congolais, pas dupe
Face à ces tentatives de manipulation, la société congolaise fait preuve d’une vigilance accrue. L’arsenal numérique de la désinformation — ce « poisson rwandais » que l’on sert en boucle pour brouiller les esprits — ne trompe plus grand monde.
Les Congolais savent que le vrai combat se joue ailleurs : sur le terrain, pour défendre la souveraineté du pays ; dans les enceintes diplomatiques, pour obtenir des sanctions contre les agresseurs ; et dans le champ médiatique, pour opposer la vérité à la fabrique du mensonge.
Patrick Muyaya, lui, poursuit son travail avec rigueur et sérénité. Il n’a ni le temps ni le goût des polémiques stériles. Sa priorité reste celle du gouvernement : informer, mobiliser et défendre la République face à l’agression.
Pitshou Mulumba

