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18 avril, 2026 - 19:11:35
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Pour avoir mis fin à trois décennies d’agression barbare du Rwanda Tshisekedi, Héros national de son vivant [Tribune de Modeste Mutinga]

Par ce titre, j’ai choisi d’apostropher plus d’une conscience. Personne ne peut me dénier le droit de mener à haute voix une réflexion sur le dynamisme et l’efficacité de l’action politique et diplomatique du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo au sommet de l’État congolais.

La dernière actualité diplomatique incite le peuple congolais à entrevoir, avec joie, un avenir de paix durable, de prospérité et de développement au lendemain de l’Accord historique de paix signé le 27 juin dernier à Washington, par les ministres congolais et rwandais des Affaires étrangères, sous l’impulsion de Donald Trump, Président des Etats-Unis.

Cet événement de politique internationale majeur consacre, j’en suis convaincu, la renaissance de la République Démocratique du Congo qui a vécu une douloureuse expérience de trois décennies d’agressions récurrentes par le régime sanguinaire de Paul Kagame qui, par des mouvements rebelles successifs, a cherché à placer sous coupe réglée les régimes successifs de Kinshasa, de Laurent-Désiré Kabila à Félix Tshisekedi en passant par Joseph Kabila.

Ayant pris la mesure du désastre humain – plus de dix millions de morts, de déplacés de guerre – causé par l’occupation rwandaise, Félix Tshisekedi, telle une araignée, a tissé, patiemment et tactiquement, une stratégie diplomatique qui a sorti Paul Kagame de sa tanière. Son entreprise criminelle a été démasquée et ses acolytes identifiés, ses massacres des populations civiles ont été suffisamment documentés, sa prédation économique des ressources minières de la RDC a été amplement retracée. Seul un héros est capable de tels exploits.

Pour avoir cassé ces chaines qui entrelaçaient nos compatriotes de la partie orientale du pays, dans un carcan fachiste et néocolonialiste rwandais, Félix Tshisekedi Tshilombo mérite d’être nominé au Panthéon des hérons nationaux de la République Démocratique du Congo.

Dans l’Antiquité, « héros » est un nom donné par Homère, poète grec, aux hommes d’un courage et d’un mérite supérieurs. Selon Wikipédia, un « héros » est, au figuré, toute personne qui se distingue par une valeur extraordinaire, celle qui réussit des actions périlleuses. Le « héros » est aussi une personne qui se distingue par la force de caractère, la grandeur d’âme et d’une haute vertu.

Bref, le héros est un homme d’actions qui surgit lorsque la communauté a besoin de se libérer ou de refaire son unité.
Oscillant entre le religieux et le laïc, le héros participe de la condition humaine tout en la dépassant ; dans des circonstances particulières de violence et de la guerre, le héros s’interpose utilement pour établir l’ordre et la paix.

Félix Antoine Tshisekedi ne répond-il pas à ce critérium à la fois philosophique, politique et pragmatique ?
Dans l’histoire de notre pays, la nation congolaise vénère, à juste titre, trois figures emblématiques comme héros nationaux : Patrice Emery Lumumba, Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kasa-Vubu. Ceci, en reconnaissance de leur personnalité d’exception et de loyaux services rendus à la nation.

En effet, le tout premier Premier ministre du Congo indépendant, Patrice Emery Lumumba a eu le mérite de jouer un rôle d’éclat dans la lutte anticolonialiste. Son discours lors de la cérémonie d’indépendance dénonçant les brimades, les sévices subis par les Congolais au cours de la période coloniale et appelant à la dignité pour son peuple, a marqué les esprits et reste un moment fort de l’histoire congolaise.

Hélas, le 17 janvier 1961, le très populaire et charismatique Premier ministre du Congo, Patrice Emery Lumumba, a été lâchement assassiné à Elisabethville (Lubumbashi), avec deux de ses compagnons de lutte : Joseph Okito et Maurice Mpolo.

Le corps du panafricaniste Lumumba a été, après sévices et mutilations corporels, dissous dans l’acide pour ne pas donner l’occasion aux Congolais d’avoir un sanctuaire où commémorer sa haute lutte.
S’agissant de la force tranquille que représentait le tout premier Président de la République démocratique du Congo, il y a lieu d’affirmer qu’il a été la figure de proue du mouvement indépendantiste à la tête de l’ABAKO.

Tribun de cette association tribale devenue un parti politique représentatif, Kasa-Vubu a été le premier à réclamer l’indépendance immédiate, contrairement à ses pairs qui soutenaient une émancipation progressive conforme au plan de 30 ans (Van Bilsen) proposé par la Belgique.

Elu au second degré chef de l’Etat, Joseph Kasa-Vubu a été champion de la bonne gouvernance.

Quant au président Laurent-Désiré Kabila, surnommé « libérateur », il a été la figure marquante de la libération du peuple congolais du mobutisme qu’incarnait le Mouvement Populaire de la Révolution, Parti-Etat au pouvoir pendant plus de 32 ans. Il est parvenu à renverser le dictateur Mobutu avec le soutien des régimes rwandais et ougandais, en tant que chef de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL). Il sera assassiné trois ans après, par l’un de ses collaborateurs instrumentalisés par le Rwanda et l’Ouganda mécontents de la décision du président Kabila ordonnant le retour de toutes les troupes étrangères.
A ce propos, ne nous a-t-il pas légué un testament profond d’amour de la patrie : « Ne jamais trahir le Congo ».

Aujourd’hui, Tshisekedi mérite de la patrie. Grâce à sa percée diplomatique, tous azimuts, le chef de l’Etat a été de tous les forums où s’est discutée la problématique économique et sécuritaire de la République Démocratique du Congo. La victoire éclatante est sans conteste la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies qui réaffirme son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo, soulignant que les principes de non-ingérence, de bon voisinage et de coopération régionale doivent être pleinement respectés, et condamnant toute violation de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.

La multiplicité de ces périples africains, européens, asiatiques et américains – abondamment critiqués par l’opinion nationale – a heureusement réussi à démanteler complètement la pieuvre à la veille de la célébration du 65è anniversaire de notre indépendance. Mettant ainsi fin à la propagande macabre du génocide rwandais. Les Congolais, dans leur diversité, sont convaincus que l’Accord de paix Kinshasa-Kigali sonne la deuxième libération de la RDC.

Tribune de Modeste Mutinga

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