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Kinshasa
15 avril, 2026 - 04:04:35
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Armes illicites : lancement d’une campagne nationale de désarmement civil en RDC

La lutte contre la circulation des armes illicites s’intensifie à Kinshasa. Sous l’impulsion du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, la Commission nationale de contrôle des armes légères (CNC-ALPC) a lancé une opération de sensibilisation à grande échelle. Cette initiative, conduite par Landry Bisidi Tshilombo, précède une campagne de désarmement civil et vise à renforcer la sécurité en impliquant davantage les citoyens.

Face à la montée des préoccupations sécuritaires dans la capitale, les autorités congolaises passent à l’offensive contre la prolifération des armes illicites. La Commission nationale de contrôle des armes légères et de petit calibre et de réduction de la violence armée (CNC-ALPC) a lancé, ce vendredi 10 avril, une opération de sensibilisation, première étape d’une campagne nationale de désarmement civil.

Placée sous le patronage du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, cette initiative traduit la volonté des autorités de s’attaquer aux causes profondes de l’insécurité urbaine.
Sur le terrain, les équipes de la CNC-ALPC, conduites par son secrétaire permanent, Landry Bisidi Tshilombo, ont entamé une série d’activités de sensibilisation. Objectif : informer la population sur les risques liés à la détention illégale d’armes et encourager la collaboration citoyenne dans la lutte contre ce phénomène.

« Il s’agit de briser le silence autour de la circulation des armes illicites et de renforcer la participation des citoyens », a expliqué un responsable de la commission. L’accent est mis sur la nécessité d’impliquer les communautés locales dans l’identification et la dénonciation des circuits illégaux.
Cette campagne s’inscrit dans une stratégie globale visant à réduire la violence armée. Elle repose sur plusieurs axes, notamment la sensibilisation, la collecte des armes détenues illégalement et la mise en place d’un système de traçabilité plus rigoureux.

La question de la traçabilité est au cœur des préoccupations. Les autorités entendent mieux contrôler les flux d’armes afin de limiter leur circulation et d’identifier les réseaux impliqués. Une démarche qui nécessite des outils adaptés, mais aussi une coopération accrue entre les services de sécurité et la population.
Au-delà de Kinshasa, cette opération a vocation à s’étendre à l’ensemble du territoire national. Elle intervient dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans plusieurs régions du pays, notamment à l’Est, où la circulation d’armes légères alimente les conflits.

Pour les autorités, la lutte contre les armes illicites constitue un levier essentiel pour restaurer la sécurité. Elle suppose toutefois un engagement collectif, associant les institutions, les forces de l’ordre et les citoyens.

La campagne de désarmement civil, annoncée dans la foulée de cette opération de sensibilisation, devrait marquer une étape décisive. Elle visera à récupérer les armes détenues illégalement, dans un cadre encadré par les autorités.

Infos27

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