À Bukavu, ce n’est plus la presse qui éclaire les consciences, mais la peur qui règne en maître. L’assassinat de Fiston Wilondja n’est pas un simple fait divers, mais un acte ignoble, programmé par ceux qui ont transformé l’Est congolais en laboratoire de la terreur. L’AFC/M23, marionnette du Rwanda, a franchi une nouvelle étape dans la barbarie : après avoir pris les terres, il veut conquérir les esprits. Pour y parvenir, il impose la propagande, enrôle de force, écrase toute voix dissidente.
Cet assassinat n’a rien d’accidentel. Il est l’aboutissement d’une stratégie : bâillonner la presse, contrôler la vérité, imposer un récit unique par la violence. Fiston Wilondja a été kidnappé par une machine de guerre qui ne tolère ni l’ombre d’un doute, ni le souffle d’une critique. Sa mort révèle la logique implacable d’un groupe qui a troqué l’argument pour la balle, l’idée pour la baïonnette.
Ce qui se passe à Bukavu est une insulte à la liberté, un outrage à la dignité humaine. Derrière les discours trompeurs, l’AFC/M23 n’est rien d’autre qu’un groupe armé qui piétine les droits les plus élémentaires. Il coupe Internet, surveille les radios, infiltre les rédactions, transforme des journalistes en otages idéologiques. Et quand l’embrigadement échoue, il recourt au meurtre.
La responsabilité de Kigali ne fait plus mystère. Le Rwanda alimente cette guerre sale avec cynisme, pendant que certaines puissances ferment les yeux, complices par leur silence. Quelle infamie que ce mutisme international face à un crime aussi abject ! Chaque jour qui passe sans sanction est une bénédiction donnée aux bourreaux pour continuer leur œuvre macabre.
Combien d’autres Wilondja faudra-t-il sacrifier avant qu’on appelle ce drame par son nom : un génocide de la vérité, orchestré par des criminels qui rêvent de régner par la terreur ? L’Est de la RDC est en train de mourir sous les coups conjugués de la barbarie et de l’indifférence. Et si nous nous taisons, nous serons coupables à notre tour.
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