Ce vendredi 15 août, le gouvernement Suminwa II se réunira, sauf changement, pour son tout premier conseil des ministres à la cité de l’Union africaine à Kinshasa. Bien plus qu’un simple exercice de routine, cette rencontre symbolique constitue un moment de vérité : il s’agit d’évaluer l’engagement réel des ministres face aux attentes pressantes des Congolais. La population ne veut plus de promesses vagues : elle réclame des résultats tangibles et immédiats.
Les administrations précédentes ont laissé quelques jalons encourageants : maternité gratuite, couverture santé universelle, hôpitaux réhabilités, enseignement fondamental gratuit et nouvelles écoles ouvertes. Des avancées concrètes, incontestables, mais encore limitées au regard de l’ampleur du pays et de ses besoins. La RDC attend davantage : infrastructures fonctionnelles, accès aux services essentiels pour tous, emplois pour la jeunesse, sécurité renforcée, et développement harmonieux entre provinces.
Le conseil des ministres de ce vendredi doit marquer une rupture avec la simple accumulation de discours. Il devra traduire les engagements du gouvernement en initiatives mesurables, rapides et visibles. Chaque ministre est appelé à s’approprier les six axes définis par le président : création d’emplois, sécurité, renforcement du pouvoir d’achat, diversification économique, accès universel aux services de base et modernisation de l’État. Ces priorités définissent l’agenda tangible de la vie quotidienne des Congolais.
L’enjeu est considérable : stabiliser les zones à risque, réduire la pauvreté, améliorer les services publics et faire du potentiel du pays un levier concret de progrès. Ce conseil inaugural est donc un signal fort : la RDC ne peut plus se contenter d’avancées partielles. L’heure est à l’action déterminée, au suivi rigoureux et à la transformation des promesses en réalisations durables pour l’ensemble du peuple congolais.
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