Joseph Kabila, ancien président de la RDC, se retrouve sous le feu des accusations les plus graves de son mandat. À la Haute Cour militaire de Kinshasa, les avocats de la République ont demandé, jeudi 21 août, la requalification de l’infraction de haute trahison en espionnage, assortie d’une demande de plus de 24 milliards de dollars de dommages et intérêts pour préjudices matériels et financiers. Pour l’accusation, les faits allégués dépassent la trahison nationale et témoignent d’un projet de déstabilisation orchestré avec des puissances étrangères, en lien présumé avec le Rwanda et la rébellion M23/AFC, visant à compromettre la souveraineté et la sécurité de l’État congolais. Cette demande traduit la gravité des manquements supposés de l’ex-chef de l’État et met en lumière l’ampleur des responsabilités qui pèsent sur lui. Alors que l’affaire se poursuit, elle constitue un moment décisif pour la justice militaire congolaise et pour la République, qui entend faire respecter ses droits et envoyer un signal fort sur la protection de ses institutions face aux exactions d’un dirigeant accusé d’avoir mis en péril l’intérêt général.
Infos27
Le procès de l’ancien président Joseph Kabila continue de faire sensation à la Haute Cour militaire. Jeudi 21 août, Me Kabengela Ilunga, avocat de la République, a affirmé que Kabila ne devrait pas être jugé comme Congolais, mais comme un « espion étranger ».
« Kabila ne mérite pas d’être jugé pour trahison comme Congolais. Il mérite d’être jugé comme espion étranger », a-t-il déclaré, liant les accusations à des soupçons de collusion avec le Rwanda et la rébellion M23/AFC.
Un autre avocat de la République a averti : « Dans leur projet, ils veulent assassiner le Président de la République… Non, non, notre Félix ne sera pas assassiné ».
Pour l’accusation, les faits dépassent largement la haute trahison nationale. Ils relèveraient d’un projet de déstabilisation avec des puissances étrangères, menaçant la souveraineté et la sécurité de la RDC.
Une somme colossale réclamée
Les avocats de l’État ont demandé la requalification de la haute trahison en espionnage, et réclament plus de 24 milliards de dollars de dommages et intérêts.
Jean-Marie Kabengela a précisé : « Les faits qualifiés de haute trahison par le ministère public sont en réalité constitutifs d’espionnage. Le prévenu doit payer à la RDC l’équivalent de 24 719 307 261 dollars américains. Nous nous réservons sur d’autres préjudices non évalués. »
Reprise des plaidoiries vendredi
Le lieutenant-général magistrat Joseph Mutombo, premier président de la Haute Cour militaire, a annoncé la reprise des audiences vendredi à midi.
Cette étape est cruciale pour évaluer la responsabilité de l’ancien président et la portée des réparations demandées par l’État.
Des accusations initiales lourdes
Joseph Kabila avait été initialement poursuivi pour haute trahison, liée à des faits attentatoires à la souveraineté et à la sécurité de la République. Cette accusation sert désormais de cadre à la demande de requalification en espionnage, qui pourrait transformer la portée de l’affaire et les sanctions potentielles.
Infos27

