À Yokohama, la RDC et la Côte d’Ivoire ont tracé les contours d’un partenariat africain ambitieux et concret. La rencontre entre la Première ministre congolaise Judith Suminwa Tuluka et le Premier ministre ivoirien Robert Beugré Mambé marque le lancement imminent d’une commission mixte destinée à renforcer la coopération bilatérale, valoriser les atouts de chaque pays et mutualiser leurs potentiels dans des secteurs stratégiques comme l’agriculture, l’énergie et l’environnement. Dans un contexte où la paix et la stabilité demeurent essentielles, Kinshasa et Abidjan réaffirment leur volonté commune de traduire l’ambition continentale en projets tangibles au service du développement durable.
En marge de la neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD-9), la République démocratique du Congo (RDC) et la Côte d’Ivoire ont posé les bases d’un nouveau partenariat stratégique. La Première ministre congolaise, Judith Suminwa Tuluka, et son homologue ivoirien, Robert Beugré Mambé, se sont entretenus jeudi 21 août à Yokohama, convenant de la tenue prochaine d’une commission mixte pour accélérer la coopération bilatérale et valoriser leurs atouts respectifs.
Des échanges orientés vers l’avenir
Au terme de cette rencontre, Judith Suminwa a insisté sur la convergence des visions entre Kinshasa et Abidjan. Elle a rappelé que « la RDC, en tant que pays-solution, a beaucoup à offrir sur les questions environnementales et de transition énergétique », tandis que la Côte d’Ivoire dispose d’une expertise reconnue dans le domaine agricole. « Nos deux pays ont d’énormes potentiels pour contribuer au développement de la planète », a-t-elle souligné, en mettant en avant l’importance d’une coopération Sud-Sud forte et exemplaire.
Une relation fraternelle et stratégique
Pour le Premier ministre ivoirien, Robert Beugré Mambé, cette initiative ouvre une nouvelle étape dans les relations entre les deux pays. « Nous avons beaucoup de choses à partager en commun. La RDC est un pays majeur en Afrique. La mise en place d’une commission mixte constituera un atout majeur pour nos relations », a-t-il affirmé. Il a également insisté sur l’impératif de paix et de stabilité : « Il n’y a pas de développement sans la paix. La stabilité est la clé pour offrir des perspectives heureuses à nos populations. »
Cette rencontre bilatérale, qui s’inscrit dans l’esprit de la TICAD-9, illustre l’ambition croissante des pays africains de renforcer leurs partenariats entre eux, parallèlement aux engagements pris avec le Japon. Pour Kinshasa et Abidjan, l’objectif est clair : mutualiser leurs potentiels dans des secteurs stratégiques – énergie, environnement, agriculture – et bâtir un développement durable, porteur de prospérité pour leurs peuples et pour le continent.
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