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Kinshasa
17 avril, 2026 - 16:34:33
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La RDC affine sa stratégie économique en amont de la revue du FMI prévue en octobre

La RDC avance ses pions sur l’échiquier économique mondial avec une préparation minutieuse avant un rendez-vous clé avec le FMI. À un mois de la revue d’octobre, Kinshasa met en ordre de marche ses institutions financières, sous l’impulsion de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, pour démontrer la crédibilité de ses engagements et la solidité de ses réformes. Les signaux venus du FMI sont encourageants : une croissance projetée à 5,5 % et une inflation appelée à tomber sous la barre des 8 % d’ici fin 2025, contre plus de 25 % il y a deux ans. Autant de chiffres qui traduisent la volonté du gouvernement de stabiliser le cadre macroéconomique, de renforcer la discipline budgétaire et de créer les conditions d’un développement inclusif. Mais au-delà des indicateurs, cette préparation illustre une ambition politique claire : asseoir la confiance des partenaires internationaux et transformer les efforts de rigueur en leviers durables de prospérité, malgré un contexte sécuritaire et social exigeant.

À Kinshasa, le gouvernement congolais s’emploie à préparer un rendez-vous décisif avec le Fonds monétaire international. Mercredi 9 septembre, la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a réuni à la primature les ministres des Finances et du Budget pour tirer les enseignements de la mission technique du FMI et tracer les priorités d’ici à la prochaine revue, programmée en octobre.
« Cette mission technique vise à collecter les données nécessaires pour évaluer les engagements du programme adopté », a précisé Calixte Ahokpossi, chef de mission du FMI pour la RDC. Validé en juin dernier, ce programme constitue la feuille de route du partenariat entre Kinshasa et l’institution de Bretton Woods.

Des indicateurs en amélioration

Le FMI note des signaux encourageants. La croissance congolaise devrait atteindre 5,5 % en 2025, tandis que l’inflation, qui dépassait 25 % il y a moins de deux ans, pourrait reculer sous la barre des 8 % d’ici la fin de l’année. Cette évolution reflète, selon l’institution, les efforts du gouvernement pour stabiliser le cadre macroéconomique, stimuler la production et contenir la flambée des prix.

Mais le chemin reste semé d’embûches. La gestion rigoureuse des finances publiques demeure un impératif, alors que les tensions sécuritaires à l’est du pays pèsent lourdement sur le budget national. La revue d’octobre sera déterminante pour mesurer la crédibilité de la trajectoire économique et conditionnera l’accès à de nouveaux financements extérieurs.

Pour Judith Suminwa, la coopération avec le FMI s’inscrit dans une stratégie de long terme : « Ce partenariat illustre la volonté du gouvernement d’assurer une gestion rigoureuse des finances publiques et de répondre aux attentes de la population », a-t-elle insisté. Entre impératifs sécuritaires et exigences sociales, Kinshasa entend conjuguer discipline budgétaire et ambition de développement, dans l’espoir de consolider la confiance des partenaires internationaux et d’ancrer durablement la stabilité économique.

Infos27

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