La riposte a été rapide. Mis en cause par une publication virale sur Facebook dénonçant une prétendue irrégularité dans la mise en place des cadres de la Division provinciale du Commerce extérieur du Lualaba, le ministère du Commerce extérieur a dénoncé, mercredi 19 novembre, une « campagne de sape » visant à discréditer ses réformes. Dans un communiqué au ton ferme, la Cellule de communication a rappelé que ces affectations respectent strictement le cadre légal en vigueur, tout en soulignant l’urgence d’un encadrement administratif solide dans une province stratégique portée par un boom minier. Kinshasa rejette toute accusation de favoritisme ou d’opacité et met en avant une erreur matérielle, imputable à la non-transmission des dossiers administratifs, pour expliquer les anomalies relevées dans la polémique.
Le ministère du Commerce extérieur a opposé un démenti catégorique aux allégations relayées sur les réseaux sociaux mettant en doute la régularité de la mise en place de cadres au sein de la Division provinciale du Commerce extérieur du Lualaba. Dans un communiqué publié mercredi 19 novembre à Kinshasa, le Secrétariat général dénonce une « tentative manifeste de saper les efforts engagés » dans la réforme du secteur.
Selon le document, les décisions administratives mises en cause s’appuient strictement sur l’article 5 du décret n°24/11 du 24 février 2025 portant réglementation de la carrière des agents des services publics de l’État. « Les affectations respectent les procédures légales en vigueur », insiste le ministère, qui assure n’avoir dérogé à aucun principe en matière de gestion administrative.
Un enjeu stratégique : sécuriser la gouvernance d’une province clé
Au-delà de la mise au point juridique, le communiqué replace l’enjeu dans un contexte économique plus large. Le Lualaba, province minière stratégique, concentre une dynamique d’exportations et de transit qui exige un encadrement administratif « performant et stabilisé », capable d’accompagner l’augmentation soutenue des volumes d’import-export. Pour le ministère, la désignation de nouveaux animateurs s’inscrit dans la vision nationale axée sur la modernisation et la transparence du commerce extérieur, présenté comme un levier essentiel de la croissance congolaise.
Les critiques faisant état d’un cadre décédé et d’un agent placé en disponibilité figurant pourtant sur la liste des affectations sont également abordées. Le ministère évoque une « erreur matérielle » due au défaut de transmission, dans les délais, des mises à jour administratives par la Division provinciale concernée. Cette anomalie a été identifiée et corrigée.
Face aux accusations de manipulation et de favoritisme, Kinshasa assume une ligne dure : « Les insinuations relayées sur Facebook n’ont d’autre objectif que de discréditer les actions menées au sein du ministère, moteur du développement économique national », affirme le Secrétariat général. La tutelle dit maintenir le cap, réaffirmant son engagement en faveur de l’assainissement administratif et de la gouvernance du commerce extérieur.
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