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17 juillet, 2026 - 21:04:06
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RDC : l’importation d’électricité de l’Angola, levier transitoire pour sécuriser le secteur minier

Face à un déficit électrique structurel qui freine la production minière, le gouvernement mise sur l’importation temporaire d’électricité depuis l’Angola. Ce choix, loin d’être un aveu d’échec, vise à garantir la continuité des activités industrielles dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga, tout en préparant le terrain pour la souveraineté énergétique à long terme. Le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Molendo Sakombi, souligne que cette solution transitoire s’inscrit dans une stratégie régionale intégrée et se combine avec des projets nationaux majeurs, dont le complexe hydroélectrique du Grand Inga. L’initiative traduit une vision politique ferme : sécuriser les besoins immédiats tout en consolidant l’autonomie énergétique future, condition sine qua non pour la compétitivité et l’industrialisation du pays.

Samedi 25 octobre 2025, le ministre Aimé Molendo Sakombi a rappelé que l’importation d’électricité en provenance de l’Angola constitue une mesure transitoire pour combler les déficits énergétiques qui limitent actuellement la performance des mines congolaises. « L’importation temporaire d’électricité de l’Angola est une mesure de transition, pas un aveu d’échec », a-t-il insisté, précisant que les exploitations minières fonctionnent aujourd’hui à seulement 20 % de leur capacité installée.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une intégration énergétique régionale promue par la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), favorisant les interconnexions transfrontalières. L’accord avec la société Hydro-Link, signé lors du Forum économique USA–RDC à Washington, prévoit la construction d’une ligne électrique reliant l’Angola aux zones minières du corridor Kolwezi–Likasi–Lubumbashi pour un investissement estimé à 1,5 milliard de dollars.

Si cette importation répond à un besoin immédiat, le gouvernement réaffirme le rôle central du projet Grand Inga dans la stratégie nationale. Avec un potentiel théorique de plus de 40 000 MW, le complexe hydroélectrique demeure l’épine dorsale de la souveraineté énergétique congolaise, capable de couvrir la demande domestique et de positionner la RDC comme exportateur net d’électricité.

Sur le plan économique, cette mesure permet de sécuriser la production minière, génératrice de plus de 90 % des recettes d’exportation, tout en réduisant les coûts liés à l’usage de groupes électrogènes. Elle constitue un levier pour la compétitivité des entreprises et la stabilité macroéconomique. Toutefois, la dépendance temporaire à l’énergie angolaise pose un dilemme stratégique : elle assure la continuité à court terme, mais ne remplace pas la transformation structurelle nécessaire pour répondre à la demande croissante.

La réussite de cette stratégie repose sur l’accélération des projets structurants, la réhabilitation des barrages existants et la diversification du mix énergétique. Le gouvernement congolais se trouve à un carrefour : transformer cette phase de coopération régionale en tremplin vers l’autosuffisance, ou s’enliser dans une dépendance prolongée. L’enjeu dépasse le cadre technique pour devenir un impératif politique et économique : convertir le potentiel hydraulique du Congo en capital énergétique autonome, moteur de croissance et d’industrialisation.

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