76.06 F
Kinshasa
4 juin, 2026 - 03:52:49
Image default
Flash InfosLa uneProvincesSociété

À Kisangani, former pour déjouer les rumeurs : la riposte numérique s’organise

À Kisangani, l’alerte ne vient pas d’un virus, mais d’une rumeur. En pleine recrudescence de discours hostiles aux services de santé, l’Organisation mondiale de la santé a réuni journalistes et influenceurs pour leur offrir une formation inédite sur l’analyse des rumeurs et l’usage des outils numériques spécialisés. L’enjeu dépasse la simple communication : il s’agit de reconstruire la confiance, de contrer la désinformation et d’éviter que de fausses informations ne déclenchent, comme ces dernières semaines, violences, méfiance et refus de soins. Dans une province où les autorités tentent de stabiliser un système de santé fragilisé par des crises récurrentes, cet atelier de trois jours s’impose comme un signal politique clair : la RDC ne peut plus laisser les rumeurs prendre le pas sur les faits. L’heure est à une mobilisation collective pour protéger le droit à l’information fiable, devenu un pilier essentiel de la santé publique.

À Kisangani, dans le chef-lieu de la Tshopo, un atelier inédit a réuni, du 25 au 27 novembre, des journalistes et des influenceurs locaux autour d’un défi devenu urgent : comprendre, analyser et contrer la propagation de rumeurs liées à la santé publique. Organisée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’initiative intervient dans un contexte de tensions sociales alimentées par de fausses informations, a constaté l’Agence Congolaise de Presse (ACP).

« Pendant ces trois jours, vous serez outillés pour comprendre les données, analyser les rumeurs, utiliser les outils numériques spécialisés et adopter une communication responsable », a expliqué Vicko Kowengbia, chef du sous-bureau de l’OMS pour la Tshopo, le Bas-Uélé et le Haut-Uélé. Depuis octobre 2025, la province fait face à « une rumeur particulièrement dangereuse, entraînant des actes de violence et un climat de méfiance envers les services de santé », a-t-il rappelé.

L’atelier, qui combine sessions théoriques et exercices pratiques, vise autant à renforcer les compétences qu’à façonner un front commun contre la désinformation. Pour les autorités sanitaires et les acteurs locaux des médias, il s’agit désormais de placer l’information fiable au cœur de la réponse publique.

Dans une région régulièrement confrontée aux épidémies et aux crises humanitaires, cette initiative marque un geste politique fort : celui de reconnaître que la bataille pour la santé se joue aussi sur le terrain de la communication et du numérique. À Kisangani, la lutte contre les rumeurs commence par la formation et repose désormais entre les mains de ceux qui racontent, analysent et influencent le quotidien de millions de Congolais.

Infos27

ça peut vous intéresser

Laisser un Commentaire

Infos27.CD utilise des cookies pour améliorer votre expérience utilisateur. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En Savoir Plus