79.18 F
Kinshasa
20 avril, 2026 - 01:55:24
Image default
Flash InfosLa uneProvincesSociété

Kananga ouvre les 16 jours d’activisme par une marche unitaire : Un appel à la responsabilité collective

Dans les rues de Kananga, c’est une marche qui dit plus qu’un slogan : un sursaut collectif pour rappeler que les violences basées sur le genre ne sont pas une fatalité. À l’ouverture des 16 jours d’activisme, le 25 novembre, la société civile et les autorités locales ont affiché une rare unité. Loin des cérémonies convenues, la mobilisation a pris des allures d’avertissement politique, soulignant l’urgence de protéger les femmes et les jeunes filles dans une province où les violences, y compris numériques, progressent plus vite que les réponses publiques. « Unissons-nous », insiste la ministre provinciale Marie Bampende, dans une exhortation qui sonne comme un appel à la responsabilité nationale. 

La ville de Kananga a donné, mardi 25 novembre, le coup d’envoi des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, une campagne mondiale qui s’étend jusqu’au 10 décembre. À l’invitation des organisations de la société civile, plusieurs centaines de participants ont arpenté les artères du chef-lieu du Kasaï-Central pour dénoncer les violences infligées aux femmes et aux jeunes filles, un fléau persistant au cœur de la province.

Cette journée inaugurale, observée par l’Agence Congolaise de Presse (ACP), a été marquée par une prise de parole forte de la ministre provinciale du genre, de la famille et de l’enfant, Marie Bampende. « La campagne de 16 jours représente une opportunité de dialoguer avec les acteurs étatiques et non étatiques pour combattre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles », a-t-elle déclaré, en appelant à « mettre fin aux violences sous toutes leurs formes, sans exclure les violences numériques qui touchent de plus en plus de femmes et d’hommes ».

L’événement s’inscrit dans une dynamique nationale et internationale, mais il prend à Kananga une dimension particulière : celle d’un test pour les autorités locales, souvent accusées de manquer d’implication sur le long terme. Cette année, le ton se veut différent. La marche traduit une volonté de faire de la lutte contre les violences basées sur le genre une priorité politique assumée.

En plaçant la prévention, l’éducation et l’espace numérique au centre du débat, les acteurs engagés espèrent transformer l’élan de cette campagne en engagements concrets. Pour Kananga, comme pour l’ensemble du pays, la question n’est plus de reconnaître l’ampleur du problème, mais d’y répondre avec cohérence et détermination.

Infos27

ça peut vous intéresser

Laisser un Commentaire

Infos27.CD utilise des cookies pour améliorer votre expérience utilisateur. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En Savoir Plus