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Kinshasa
16 avril, 2026 - 20:37:56
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Santé publique : la RDC ferme les cliniques de chirurgie esthétique clandestines

En réponse à la multiplication inquiétante des interventions esthétiques clandestines, notamment les opérations de type Brazilian Butt Lift (BBL) à Kinshasa, le ministre de la Santé, le Dr Roger Kamba, a annoncé, mardi, la fermeture immédiate de toutes les officines pratiquant ces actes sur le territoire national. Cette mesure, déclenchée après une interpellation du député national Guy Mafuta à l’Assemblée nationale, vise à protéger une population exposée à des pratiques médicales non réglementées, souvent mortelles dans d’autres pays et totalement illégales en République démocratique du Congo. S’appuyant sur un constat alarmant : personnel non qualifié, injections toxiques, absence totale de contrôle sanitaire, le ministre assume une décision radicale qui marque un tournant dans la lutte contre les dérives de la médecine parallèle. Dans un contexte où la pression sociale et les effets des réseaux sociaux alimentent une demande croissante de chirurgie esthétique, le gouvernement choisit la fermeté : la santé publique prime sur le marché informel de l’apparence.

Devant les députés nationaux réunis en plénière, le ministre de la Santé, le Dr Roger Kamba, a annoncé la fermeture immédiate de toutes les cliniques pratiquant des interventions esthétiques non reconnues, en particulier les BBL, sur l’ensemble du territoire.

Cette déclaration fait suite à une question d’actualité du député Guy Mafuta, inquiet de la prolifération de ces opérations à Kinshasa. Selon le ministre, ces établissements relèvent purement et simplement de la clandestinité : ils n’apparaissent nulle part dans les registres du ministère, ne répondent à aucun standard de la médecine légale et opèrent en marge de toutes les normes en vigueur dans le pays.

Le Dr Kamba a dénoncé des pratiques « extrêmement dangereuses », évoquant l’usage de produits non homologués, des injections réalisées en dehors de tout cadre médical sécurisé et un personnel « non qualifié », parfois sans aucune formation en santé.

Ces interventions, a-t-il rappelé, comportent à l’étranger un taux de mortalité parmi les plus élevés de la chirurgie esthétique ; en RDC, elles se déploient dans des conditions à risque maximal.

Une décision qui affirme l’autorité sanitaire de l’État

Face à ce qu’il qualifie de « véritable danger sanitaire », le ministre a ordonné la fermeture immédiate de ces structures. Cette mesure, rare par son ampleur, reflète une volonté politique claire : reprendre le contrôle d’un secteur laissé trop longtemps aux mains d’opérateurs informels.

Le gouvernement veut ainsi envoyer un message sans ambiguïté : la santé publique ne peut être marchandisée au détriment de la sécurité des citoyens. La fermeté du Dr Kamba s’inscrit dans une dynamique plus large de restauration de l’autorité de l’État, amorcée dans plusieurs secteurs où les pratiques illégales se sont multipliées.

Il a également appelé la population à la prudence, exhortant les Congolaises et Congolais à ne pas se laisser séduire par ces « illusions dangereuses » propagées sur les réseaux sociaux et à se tourner vers des structures médicales reconnues.

Infos27

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