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Kinshasa
16 avril, 2026 - 23:43:51
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Kinshasa met le corps diplomatique face à ses responsabilités après l’offensive de l’AFC-M23

Devant l’ensemble du corps diplomatique réuni vendredi 12 décembre à Kinshasa, le Gouvernement a martelé qu’il ne « capitulera jamais » face à l’agression dont il dit être victime et qu’aucune négociation ne se tiendra « sous la menace des armes ». Cette prise de position, rare par son ton et son timing, intervient alors que le groupe rebelle AFC-M23, soutenu par l’armée rwandaise, occupe depuis quarante-huit heures la ville stratégique d’Uvira. En convoquant les missions étrangères à l’Hôtel du Gouvernement, les autorités congolaises entendent provoquer un sursaut international : passer de la simple observation à une action diplomatique contraignante contre Kigali. L’exécutif congolais, par la voix du ministre d’État Guillaume Ngefa, exige désormais la condamnation claire de l’agression, le retrait immédiat des troupes rwandaises et la cessation totale des hostilités. 

La rencontre organisée vendredi 12 décembre 2025 à l’Hôtel du Gouvernement avait un objectif précis : rappeler à la communauté internationale que la souveraineté de la République démocratique du Congo n’est pas négociable. Face aux diplomates accrédités en RDC, le ministre d’État, ministre de la justice et garde des sceaux, Guillaume Ngefa, a porté un message clair : « La République Démocratique du Congo ne capitulera jamais. Elle continuera à se battre pour sa souveraineté et ne négociera jamais sous la menace des armes. »

Cette communication officielle survient dans un contexte critique. Depuis quarante-huit heures, le groupe armé AFC-M23 occupe Uvira, ville stratégique du Sud-Kivu, un fait que Kinshasa impute à l’appui militaire du Rwanda. Le gouvernement congolais a rappelé son attachement aux différents processus de paix régionaux, mais estime que la situation exige désormais un engagement plus ferme de la communauté internationale.

Guillaume Ngefa a demandé aux chefs de missions diplomatiques d’user de leur influence pour « contraindre le régime de Kigali » à cesser son offensive. Trois attentes ont été explicitement formulées : la condamnation de l’agression ; l’exigence d’un retrait immédiat des forces rwandaises du territoire congolais ; l’imposition d’une cessation totale des hostilités.

Souveraineté d’abord, pressions diplomatiques ensuite

Pour cette séquence hautement stratégique, le ministre d’État Guillaume Ngefa assurait l’intérim de la ministre des affaires étrangères. À ses côtés figuraient Patrick Muyaya, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, ainsi que la vice-ministre des affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato. Leur présence conjointe visait à montrer une unité institutionnelle face à l’escalade militaire dans l’Est.

Les autorités congolaises veulent désormais replacer la question de l’agression extérieure au cœur de l’agenda diplomatique international. Kinshasa insiste : les mécanismes de paix ne peuvent réussir sans une pression coordonnée sur les acteurs qui alimentent les violences. En appelant les chancelleries à « sortir du constat », la RDC entend transformer son isolement relatif en mobilisation internationale, afin de restaurer la sécurité et protéger l’intégrité de son territoire.

Infos27

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