Uvira ne s’est pas vidée d’elle-même. Après quatre jours d’affrontements intenses, les Forces armées de la République démocratique du Congo ont annoncé, vendredi 26 décembre 2025, avoir contraint l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23 à abandonner le centre de cette ville stratégique du Sud-Kivu. À Kinshasa comme sur le terrain, le message est ferme : il s’agit d’un retrait forcé, résultat d’une pression militaire soutenue et ciblée. La destruction de deux embarcations au port de Kalundu, la capture de combattants et la récupération d’armes viennent étayer la version des faits livrée par l’état-major congolais.
Les Forces armées de la République démocratique du Congo ont confirmé le départ des forces adverses du centre d’Uvira, au terme d’une séquence de combats de quatre jours. Le sous-lieutenant Reagan Mbuyi Kalonji, porte-parole des FARDC pour le secteur opérationnel Sokola 2 Sud/Sud-Kivu, a été sans ambiguïté : « Il ne s’agit pas d’un retrait volontaire, mais d’un retrait forcé, suite à la pression militaire ».
Selon l’armée congolaise, cette pression a contraint l’armée rwandaise et les combattants du M23 à abandonner le cœur urbain.
Kalundu, point de bascule
Au port de Kalundu, deux embarcations attribuées à l’armée rwandaise ont été détruites à l’aube, avec du matériel militaire à bord, indiquent les FARDC. Un épisode présenté comme décisif dans la désorganisation des forces adverses et la perte de leur capacité de manœuvre sur le lac. « Cette pression militaire a amené ces terroristes à se retirer du centre-ville d’Uvira », a insisté le porte-parole.
Des pertes et un repli à distance
L’armée affirme avoir infligé des pertes significatives au M23 : treize combattants capturés, onze armes récupérées. Les rebelles auraient déplacé leur nouveau quartier général à plus de vingt kilomètres de la ville, signe d’un repli sous contrainte et d’un rapport de force momentanément inversé.
Tout en appelant les habitants au calme et à la vigilance, les FARDC réaffirment leur détermination à défendre l’intégrité territoriale de la RDC. « Les FARDC restent pleinement engagées à protéger la population et l’intégrité territoriale de notre pays », a conclu le porte-parole.
Dans un Est sous tension, l’épisode d’Uvira s’inscrit comme un signal politique : la reconquête des centres urbains par la force légitime de l’État, et la volonté affichée de contenir toute ingérence venue du Rwanda.
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