Le président Félix-Antoine Tshisekedi a reçu, à la Cité de l’Union africaine, une délégation du Panel des facilitateurs de l’Union africaine engagée dans une tournée régionale consacrée aux efforts de paix en République démocratique du Congo et dans les Grands Lacs. Cette mission d’écoute et de concertation vise à rapprocher les positions des différents acteurs face à une crise sécuritaire persistante, marquée par des violences contre les civils et des déplacements massifs. Les émissaires africains disent vouloir privilégier une approche centrée sur les populations. « Derrière tout cela, il y a des souffrances humaines qu’il faut arrêter », a rappelé l’ancienne présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde.
La diplomatie africaine tente de reprendre l’initiative. Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu mercredi après-midi, à la Cité de l’Union africaine, une délégation du Panel des facilitateurs de l’Union africaine, chargée de soutenir les efforts de paix en République démocratique du Congo et dans l’ensemble de la région des Grands Lacs.
Cette rencontre s’inscrit dans une tournée régionale des médiateurs africains, venus consulter les autorités nationales et d’autres parties prenantes afin d’évaluer les pistes de sortie de crise et de favoriser un climat de dialogue.
Selon les participants, les échanges ont porté sur les initiatives diplomatiques en cours, les mécanismes de désescalade des tensions et les voies possibles pour restaurer durablement la stabilité dans l’Est du pays, en proie à des conflits armés récurrents.
Une mission d’écoute
À l’issue de l’entretien, Mme Sahle-Work Zewde, membre du panel et ancienne présidente de l’Éthiopie, a insisté sur l’approche adoptée par la mission.
« Nous sommes dans une tournée. Nous allons écouter les uns et les autres et voir ce qui peut être fait pour le bien-être de cette population qui n’a que beaucoup souffert, plusieurs décennies », a-t-elle déclaré.
Elle a rappelé la dimension humaine de la crise, souvent éclipsée par les considérations politiques et sécuritaires. « On oublie que derrière tout ça, il y a des souffrances humaines qu’il faudrait arrêter », a-t-elle ajouté.
Relancer les efforts régionaux
L’intervention du panel s’inscrit dans le cadre des mécanismes de prévention et de règlement des conflits de l’Union africaine, qui cherche à coordonner les initiatives diplomatiques régionales, en complément des processus déjà engagés par les organisations sous-régionales.
Pour Kinshasa, cette médiation représente une opportunité de renforcer le plaidoyer en faveur de la paix et de mobiliser davantage de soutien politique sur la scène continentale.
Dans un contexte marqué par la persistance des violences et des déplacements de populations, les autorités congolaises espèrent que ces consultations permettront de consolider les efforts de stabilisation et de rapprocher les positions des différents acteurs.
Si aucune annonce concrète n’a été faite à l’issue de la rencontre, cette étape diplomatique témoigne néanmoins de la volonté de l’Union africaine de maintenir la question congolaise au cœur de son agenda politique.
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