Finies les opérations symboliques. À Kinshasa, l’exécutif provincial passe à la vitesse supérieure pour reprendre le contrôle de la voie publique. Effectifs renforcés, tolérance zéro, nouveaux équipements coercitifs : la deuxième phase de l’opération de conformité au Code de la route marque un tournant assumé vers la fermeté. Les agents sont désormais dotés de herses, destinées à immobiliser les véhicules récalcitrants. Pour le gouverneur Daniel Bumba, il s’agit d’obtenir des résultats « visibles et durables » afin d’assainir le transport urbain et de restaurer l’autorité de l’État. Dans une capitale où l’indiscipline routière, les embouteillages et les infractions chroniques minent la sécurité, les autorités promettent une présence permanente sur le terrain et une application stricte de la loi.
Le ton se durcit. Le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, a lancé dimanche 1er février la deuxième phase de l’opération de contrôle de conformité au Code de la route, présentée comme plus décisive et plus contraignante. Objectif affiché : rétablir l’ordre sur la voie publique et restaurer l’autorité de l’État dans une capitale confrontée à une circulation souvent chaotique.
Après une première semaine jugée « globalement satisfaisante », les autorités provinciales ont choisi de muscler le dispositif. Les effectifs ont été doublés et le principe de « tolérance zéro » à l’égard des contrevenants doit désormais s’appliquer sans exception.
Signe de cette fermeté accrue, les agents déployés sur les principaux axes ont été dotés de nouveaux équipements, notamment des herses (localement appelées mbasu), destinées à immobiliser les véhicules refusant d’obtempérer. L’opération, assurent les services du gouvernorat, se poursuivra de manière permanente tout au long de l’année.
Discipline et professionnalisme exigés
Lors de la remobilisation des équipes, Daniel Bumba a rappelé les objectifs assignés à cette campagne : « assainir durablement le secteur des transports », « renforcer la sécurité routière » et « rétablir l’ordre sur les principales artères de la capitale ».
Dans son allocution, le chef de l’exécutif provincial a insisté sur « le strict respect des consignes opérationnelles, la discipline, la courtoisie et le professionnalisme » dans l’exécution de cette mission conjointe. Une manière de prévenir les abus et d’encadrer une opération appelée à se déployer massivement sur le terrain.
Un enjeu de sécurité publique
Au-delà du contrôle administratif, les autorités lient directement cette initiative à la sécurité des usagers. Embouteillages permanents, stationnements anarchiques, surcharge des véhicules de transport en commun et non-respect de la signalisation figurent parmi les infractions les plus fréquentes relevées par les services provinciaux.
Pour l’exécutif, la reconquête de l’espace public passe donc par une présence visible et continue des agents, mais aussi par des mesures dissuasives.
Daniel Bumba dit attendre « des résultats concrets, visibles et durables », traduisant le rétablissement effectif de l’autorité de l’État sur la voie publique. Reste à voir si cette montée en puissance produira l’effet escompté dans une métropole où la pression démographique et la faiblesse des infrastructures compliquent chaque jour la mobilité urbaine.
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