Un nouveau jalon diplomatique et économique s’ouvre pour Kinshasa. Après deux années de tractations discrètes, la République démocratique du Congo s’apprête à conclure, ce lundi à Abu Dhabi, un accord de coopération économique globale avec les Émirats arabes unis. Mines, commerce, transports, investissements structurants : le texte promet d’élargir l’accès aux marchés et d’attirer des capitaux dans des secteurs clés d’une économie en quête de diversification. La signature, prévue au palais présidentiel de Qasr Al Watan, réunira le président émirati Mohammed ben Zayed Al Nahyane et son homologue congolais Félix Tshisekedi. Pour Kinshasa, il s’agit de consolider un partenariat présenté comme « gagnant-gagnant » et d’ancrer la RDC dans de nouveaux circuits d’échanges internationaux.
La séquence se veut à la fois diplomatique et économique. En visite de travail aux Émirats arabes unis, le président congolais Félix Tshisekedi doit assister, ce lundi 2 février, à la signature d’un accord de partenariat économique global entre la République démocratique du Congo et les Émirats arabes unis, au terme de près de deux ans de négociations techniques et politiques.
La cérémonie officielle se tiendra au palais présidentiel de Qasr Al Watan, à Abu Dhabi, en présence du chef de l’État émirati, Mohammed ben Zayed Al Nahyane. Le document sera paraphé par les ministres du Commerce extérieur des deux pays.
Selon les autorités congolaises, cet accord vise « l’instauration d’un cycle formel d’échanges commerciaux dans divers secteurs d’intérêt commun » et s’inscrit dans la stratégie de diversification des partenaires économiques de Kinshasa. Il couvre notamment le commerce, les mines, les transports et les investissements structurants, autant de domaines considérés comme prioritaires pour la transformation de l’économie nationale.
Une délégation mobilisée
Arrivé dimanche dans la capitale émiratie, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, fait partie de la délégation officielle chargée de finaliser les derniers arbitrages. D’après la présidence congolaise, une réunion stratégique de la partie congolaise s’est tenue dans l’après-midi afin d’harmoniser les positions avant la signature.
L’exécutif présente ce partenariat comme un « modèle gagnant-gagnant », destiné à accroître les flux commerciaux, faciliter les investissements et ouvrir de nouveaux débouchés aux opérateurs congolais.
Diversifier pour attirer les capitaux
Pour Kinshasa, l’enjeu est clair : réduire la dépendance à quelques partenaires traditionnels et capter des financements capables de soutenir les infrastructures et la modernisation des chaînes de valeur, notamment minières et logistiques. Les Émirats arabes unis, devenus ces dernières années un hub d’investissement en Afrique, apparaissent comme un partenaire stratégique pour cette ambition.
Au-delà de la portée économique, la séquence illustre aussi le renforcement des liens politiques entre les deux États. La signature de cet accord devrait ainsi marquer une nouvelle étape dans la diplomatie économique congolaise, tournée vers la recherche d’alliances multiples et de capitaux internationaux.
À Abu Dhabi, Kinshasa espère désormais transformer l’essai diplomatique en retombées concrètes sur le terrain économique.
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