Fini le papier sur le pare-brise. À Kinshasa, la vignette automobile entre dans l’ère numérique. Pour l’exercice fiscal 2024-2025, les conducteurs ne recevront plus d’autocollant physique : la preuve de paiement sera désormais un QR Code généré en ligne après règlement des droits. L’administration fiscale entend ainsi simplifier les contrôles, réduire les fraudes et sécuriser les recettes publiques. Mais la procédure impose un passage obligatoire par le portail officiel et par des banques agréées, sous peine de sanctions. Derrière ce virage technologique, la Direction générale des recettes de Kinshasa affiche une ambition claire : moderniser ses services et responsabiliser les contribuables. Une petite révolution administrative qui change les habitudes de milliers d’automobilistes.
La réforme marque une rupture avec une pratique ancienne. La Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK) a annoncé, le 2 février, que la vignette automobile ne sera plus délivrée sous forme d’autocollant pour l’exercice fiscal 2024-2025.
Désormais, un QR Code, généré automatiquement après paiement, fera foi. Ce code numérique permettra aux agents de contrôle de vérifier instantanément la régularité du véhicule.
Les automobilistes n’auront donc plus à apposer de vignette sur le pare-brise : le récépissé électronique, accessible via le portail officiel de la DGRK, devient l’unique justificatif.
Une procédure encadrée pour éviter la fraude
L’administration insiste sur le respect strict du circuit officiel. La souscription doit obligatoirement s’effectuer en ligne, puis le paiement être réalisé auprès des institutions bancaires agréées.
Tout document obtenu en dehors de ce cadre est considéré comme irrégulier et expose le conducteur à des poursuites.
Après la déclaration numérique, le contribuable dispose d’un délai de huit jours pour s’acquitter du montant dû. Passé ce terme, des pénalités de retard sont appliquées automatiquement.
La régie financière met en garde contre les intermédiaires informels. « Celui qui paie mal, paie deux fois », avertit-elle, appelant les usagers à se méfier des circuits parallèles.
Modernisation et traçabilité
Au-delà de la simplification pour les automobilistes, la DGRK présente cette réforme comme un outil de transparence. Le système numérique doit permettre une meilleure traçabilité des paiements, limiter la contrefaçon des vignettes et renforcer les recettes publiques.
Pour l’administration provinciale, il s’agit d’un pas supplémentaire vers la digitalisation des services fiscaux et d’une adaptation aux standards technologiques actuels.
Reste désormais à accompagner les usagers dans cette transition, notamment ceux moins familiers des démarches en ligne.
Un changement d’habitudes à grande échelle
Dans une ville comme Kinshasa, où circulent des milliers de véhicules, la mesure aura un impact immédiat. Les contrôles routiers devraient gagner en rapidité, tandis que les conducteurs devront s’assurer d’avoir en permanence leur justificatif numérique accessible.
Un geste simple, mais qui symbolise une transformation plus large : celle d’une fiscalité provinciale qui cherche à se moderniser pour mieux contrôler et mieux collecter.
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