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30 avril, 2026 - 18:03:22
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Sénat : une commission de 26 membres examine la pétition contre Bahati Lukwebo

Le compte à rebours est lancé au Sénat. Une commission spéciale de 26 membres a été mise en place pour examiner la pétition visant le deuxième vice-président, Modeste Bahati Lukwebo. Saisie à la suite d’une initiative portée par le sénateur Dany Kabongo, cette procédure intervient dans un climat politique tendu, marqué par des controverses liées aux prises de position sur la révision ou le changement de la Constitution. En 72 heures, la commission devra établir les faits et proposer une issue à une affaire qui met à l’épreuve les équilibres internes de la chambre haute.

Le Sénat de la République démocratique du Congo est engagé dans une séquence institutionnelle sensible, avec la mise en place, mercredi 18 mars 2026, d’une commission spéciale chargée d’examiner la pétition visant le deuxième vice-président de la chambre haute, Modeste Bahati Lukwebo. Composée de 26 membres, à raison d’un représentant par province, cette structure dispose d’un délai de 72 heures pour soumettre son rapport à la plénière.

Cette initiative fait suite au dépôt, le lundi 16 mars, d’une pétition introduite par le sénateur Dany Kabongo, en marge de l’ouverture de la session parlementaire. Selon son initiateur, le document aurait recueilli 83 signatures, un chiffre significatif qui témoigne de l’écho rencontré par cette démarche au sein de l’hémicycle.

Au cœur des griefs formulés contre Modeste Bahati Lukwebo figure une accusation d’« incompétence dans l’exercice de ses fonctions ». Ce motif, avancé officiellement lors du dépôt de la pétition, tranche toutefois avec les critiques initialement exprimées par son auteur dans le sillage d’une controverse politique récente.

En effet, au lendemain d’une sortie médiatique du deuxième vice-président du Sénat sur la question de la révision constitutionnelle, Dany Kabongo avait évoqué un « manque de respect » envers le président de la République, Félix Tshisekedi, qu’il qualifie de « haute autorité de référence » de l’Union sacrée de la nation (USN). Selon lui, en tant que membre du présidium de cette plateforme politique, Modeste Bahati Lukwebo aurait dû consulter le chef de l’État avant de se prononcer publiquement sur un sujet aussi sensible.

Cette polémique avait rapidement pris une tournure politique, alimentant des interrogations sur la cohésion interne de l’Union sacrée. Face aux critiques, Modeste Bahati Lukwebo avait tenté d’apaiser les tensions. Le mardi 10 mars, il avait présenté ses excuses à ses collègues sénateurs, revenant sur ses propos controversés. Il avait alors expliqué que ses déclarations avaient été « sorties de leur contexte et mal interprétées ».

Dans sa mise au point, le deuxième vice-président du Sénat avait tenu à clarifier sa position, affirmant qu’il ne s’était pas opposé à une éventuelle révision constitutionnelle. « Je n’ai pas rejeté l’idée d’une révision, j’ai plutôt suggéré l’ouverture d’un débat au sein de l’Union sacrée », avait-il indiqué, cherchant à dissiper toute ambiguïté.

Malgré ces explications, la pétition a été maintenue, ouvrant ainsi une procédure parlementaire dont l’issue pourrait avoir des implications importantes sur la configuration du bureau du Sénat. La commission spéciale désormais à pied d’œuvre devra examiner la recevabilité des griefs, entendre les différentes parties concernées et formuler des recommandations à l’intention de la plénière.

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