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2 mai, 2026 - 18:14:31
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Gestion défaillante à la SOKIMO : Pistis Bonongo condamné à 84 000 dollars d’amende

La Cour des comptes a tranché. L’ancien directeur général de la Société minière de Kilomoto (SOKIMO), Pistis Bonongo, a été reconnu coupable de faute de gestion, mercredi 18 mars, pour ne pas avoir transmis dans les délais légaux les états financiers des exercices 2022 et 2023. Une décision assortie d’une amende de 84 000 dollars américains, révélatrice d’un durcissement du contrôle sur la gestion des entreprises publiques.

Réunie en audience publique consacrée à la discipline budgétaire et financière, la juridiction a d’abord écarté les moyens de défense soulevés par l’ex-dirigeant. « L’exception d’incompétence personnelle et matérielle […] est rejetée », a-t-elle indiqué, affirmant sa pleine compétence à juger l’affaire. La demande de circonstances atténuantes a, elle aussi, été rejetée.

Sur le fond, la Cour n’a laissé place à aucune ambiguïté. « Le mis en cause est coupable de faute de gestion en raison du défaut de transmission des comptes annuels dans le délai légal », a-t-elle statué. En conséquence, Pistis Bonongo a été condamné à une amende de 84 000 dollars, payable en francs congolais, ainsi qu’aux frais de procédure.

Au-delà de la sanction individuelle, la décision s’inscrit dans un contexte plus large de renforcement des exigences de gouvernance publique. La SOKIMO, entreprise stratégique du secteur aurifère appartenant à l’État, est soumise à des obligations strictes en matière de transparence financière. En sa qualité de directeur général, M. Bonongo était tenu de produire et de transmettre régulièrement des états financiers certifiés aux autorités compétentes.

L’arrêt prévoit sa notification à l’intéressé ainsi qu’aux ministères du Portefeuille et des Finances, de même qu’à la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD). Il sera également publié au Journal officiel et sur le site de la Cour des comptes.

Entendu pour la première fois le 25 février, l’ancien responsable se trouvait au cœur d’une procédure emblématique des nouvelles dynamiques de reddition des comptes en République démocratique du Congo. Par cette décision, la Cour des comptes envoie un signal clair : la gestion des entreprises publiques ne saurait s’affranchir des règles de rigueur et de transparence.

Jegou – Miguel Mpiutu

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