À Butembo, 17 détenus ont été libérés vendredi à la prison de Kakwangura, parmi lesquels quatre militaires des FARDC et deux femmes, grâce à une décision de libération conditionnelle prise par le gouvernement. Cette action fait partie d’une initiative nationale pour alléger la surpopulation carcérale, un problème persistant dans les prisons congolaises. Les autorités ont appelé les libérés à se réinsérer dans la société et à participer au maintien de la paix et du développement dans leur communauté.
La prison urbaine de Kakwangura, située à Butembo, a procédé vendredi 20 mars à la libération de dix-sept détenus, dont quatre militaires des FARDC et deux femmes, bénéficiant ainsi de la libération conditionnelle accordée par le Vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale.
Cette libération fait partie d’une initiative nationale visant à désengorger les établissements pénitentiaires de la République Démocratique du Congo, confrontés depuis longtemps à une surpopulation carcérale. À Butembo, l’opération a été supervisée par le parquet militaire de garnison, dirigé par le capitaine magistrat Hubert Kabandani, en présence du maire de la ville.
Le directeur de la prison, Augustin Balago Nzinga, a souligné l’importance de cette mesure, précisant que Kakwangura abrite actuellement 1 328 détenus, largement au-dessus de sa capacité. Selon lui, cette libération permettra de réduire la pression sur les installations et d’améliorer les conditions de détention pour les prisonniers restants.
Lors de la remise en liberté, le maire de Butembo a encouragé les ex-détenus à adopter un comportement responsable et à réintégrer la société de manière constructive. Il a insisté sur l’importance de tirer des leçons de leurs erreurs et de s’investir activement dans la promotion de la paix et du développement local.
Cette action s’inscrit dans la politique du gouvernement, qui cherche à humaniser le système pénitentiaire, favoriser la réinsertion des détenus et lutter contre les conditions de vie précaires dans les prisons du pays.
Justin Mupanya, correspondant au Nord-Kivu

