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Kinshasa
20 avril, 2026 - 15:58:59
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Kinshasa : grève des vendeurs, des commerces fermés pour exiger l’application du SMIG

Un mouvement social a ralenti, lundi, l’activité commerciale au cœur de Kinshasa. Plusieurs magasins, notamment tenus par des expatriés, sont restés fermés à l’appel de vendeurs réclamant l’application effective du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG). Dans un contexte de tensions persistantes entre employés et employeurs, les syndicats dénoncent un non-respect du décret gouvernemental malgré sa revalorisation récente. 

L’activité commerciale a connu un net ralentissement lundi 23 mars 2026 à Kinshasa, où plusieurs magasins, en particulier ceux tenus par des expatriés, ont gardé portes closes à la suite d’un mouvement de grève des vendeurs. À l’origine de cette mobilisation : l’exigence d’une application effective du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), dont la revalorisation récente reste, selon les syndicats, largement ignorée par les employeurs.

Sur l’avenue du Commerce, artère stratégique du centre-ville habituellement animée, le contraste était frappant. Seuls quelques commerces appartenant à des Congolais ont ouvert leurs portes, tandis que la majorité des enseignes sont restées fermées, plongeant le quartier dans une activité inhabituelle et une atmosphère quasi morose.

Selon Faustin Felo, président de la délégation syndicale du secteur du commerce, cette grève vise à dénoncer le non-respect du décret gouvernemental fixant le SMIG, publié en mai dernier. « Aucun employeur n’a encore respecté ce SMIG, que ce soit dans les entreprises tenues par des expatriés ou des nationaux », a-t-il déclaré, pointant une « mauvaise foi persistante » au sein du secteur privé.

La revalorisation du salaire minimum, passée de 14.500 à 21.500 francs congolais en janvier, devait constituer un levier d’amélioration des conditions de vie des travailleurs. Mais dans les faits, affirment les syndicats, cette mesure peine à être appliquée. De nombreux employeurs invoquent des contraintes économiques ou administratives pour justifier ce retard, notamment l’attente d’un nouveau décret censé préciser certaines modalités.

Une argumentation que rejettent catégoriquement les représentants des travailleurs. Ces derniers rappellent que le SMIG actuellement en vigueur demeure applicable, y compris après les récents travaux du Conseil national du travail. Pour eux, il ne s’agit pas d’un flou juridique, mais d’un défaut de volonté de la part de certains employeurs.

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