Une alerte sécuritaire en plein déplacement officiel. À Washington, où elle participe à un sommet international des Premières dames, Denise Nyakeru Tshisekedi a été confrontée à un incident survenu dans son lieu de séjour. Évoquant une tentative d’intrusion par des individus non identifiés, le gouvernement congolais assure suivre la situation de près en coordination avec les autorités américaines. Si l’entourage officiel se veut rassurant sur l’état de la Première Dame, cet épisode soulève des interrogations sur les circonstances exactes de l’événement, alors que Kinshasa, par l’entremise du Porte-paroel du gouvernement, Patrick Muyaya, promet d’y revenir une fois les faits établis.
Un incident sécuritaire impliquant la Première Dame de la République démocratique du Congo a été signalé aux États-Unis, où Denise Nyakeru Tshisekedi séjourne depuis plusieurs jours. L’information a été rendue publique mardi 24 mars par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, lors d’un briefing spécial organisé à Bandundu-ville en marge de la 13ᵉ Conférence des gouverneurs.
Selon les premières indications livrées par les autorités congolaises, les faits se sont produits dans l’hôtel où réside la Première Dame à Washington, dans le cadre de sa participation à un sommet réunissant des Premières dames, à l’invitation de l’épouse du président américain Donald Trump.
« Nous avons appris un incident dans l’hôtel où séjourne la Première Dame (…) des individus en cours d’identification ont essayé de pénétrer dans l’hôtel », a déclaré Patrick Muyaya devant la presse.
Le porte-parole du gouvernement n’a pas précisé la nature exacte de cette tentative d’intrusion ni les circonstances dans lesquelles elle a été détectée. Il a toutefois insisté sur le fait que les autorités congolaises ont immédiatement engagé des échanges avec leurs homologues américains. « Nous sommes en contact très étroit avec les autorités américaines sur place pour avoir les détails sur ce qui s’est passé », a-t-il affirmé.
À ce stade, aucune information officielle ne fait état d’une quelconque atteinte à l’intégrité physique de la Première Dame. Le gouvernement se veut rassurant sur son état. « Nous aurons l’occasion d’y revenir lorsque les éléments auront évolué », a ajouté Patrick Muyaya, laissant entendre que des investigations sont en cours.
De son côté, Denise Nyakeru Tshisekedi poursuit ses activités à Washington. Sur son compte X, la Première Dame a confirmé sa participation aux travaux du « Summit of the Fostering the Future Together Coalition », une initiative portée par Melania Trump. Elle y a notamment évoqué ses échanges avec l’ambassadrice Melanne Verveer, directrice exécutive du Georgetown Institute for Women, Peace and Security.
Dans ce message, elle a recentré son intervention sur les enjeux liés à la condition des femmes en République démocratique du Congo, en particulier dans les zones en conflit. « Nos discussions ont porté sur la situation des femmes et des jeunes filles (…) où les violences sexuelles restent une préoccupation majeure », a-t-elle indiqué.
La Première Dame a également réaffirmé l’engagement des autorités congolaises dans la lutte contre ces violences. « Tant que le corps des femmes sera utilisé comme arme de guerre, la paix restera hors de portée », a-t-elle écrit, soulignant la nécessité de renforcer la protection des victimes et de lutter contre l’impunité.
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