Face aux inquiétudes liées à l’approvisionnement en produits pétroliers, le gouvernement congolais affiche sa volonté de stabiliser le secteur. Réunie avec les importateurs, la ministre d’État aux Hydrocarbures, Acacia Bandubola, a appelé à la continuité des livraisons tout en annonçant une révision imminente de la structure des prix. Dans un contexte international tendu, ces échanges visent à prévenir toute rupture et à concilier impératifs économiques et protection du pouvoir d’achat des populations.
Le gouvernement congolais entend maintenir le cap sur la stabilité de l’approvisionnement en produits pétroliers. À Kinshasa, la ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, a présidé, mardi 14 avril 2026, une réunion du comité professionnel des importateurs, organe technique chargé de la gestion des approvisionnements en carburant en République démocratique du Congo.
Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par des tensions sur les marchés internationaux de l’énergie, qui imposent aux États une vigilance accrue pour éviter toute perturbation dans la distribution des produits pétroliers. Devant les opérateurs du secteur, la ministre a tenu un message clair : garantir la continuité des approvisionnements et rassurer la population.
« Nous demandons aux opérateurs pétroliers de continuer d’amener les produits », a déclaré Acacia Bandubola, insistant sur la nécessité de maintenir un flux régulier de carburant sur l’ensemble du territoire national. Dans la même dynamique, elle a annoncé la publication, dans les prochains jours, d’une nouvelle structure des prix, appelée à tenir compte des réalités économiques actuelles.
Cette annonce était particulièrement attendue par les importateurs, confrontés à des contraintes liées à l’évolution des coûts sur le marché international. Pour ces derniers, une révision de la structure tarifaire constitue un levier essentiel pour garantir la viabilité de leurs activités et assurer la continuité de la chaîne d’approvisionnement.
À l’issue de la réunion, les opérateurs pétroliers ont exprimé leur satisfaction quant à l’écoute des autorités. « Cela nous rassure dans la continuité de nos exercices et dans l’ensemble de nos opérations », ont-ils indiqué, saluant l’engagement du gouvernement à adapter le cadre réglementaire aux contraintes du moment.
Les importateurs ont également tenu à rassurer la population sur la disponibilité des produits. « La RDC est encore loin d’une pénurie de carburant. Nous continuons à approvisionner le pays en produits pétroliers », ont-ils affirmé, soulignant que les mesures envisagées devraient permettre de consolider cette dynamique.
La question de la structure des prix reste centrale dans cet équilibre. Depuis plusieurs semaines, les opérateurs plaident pour un ajustement du prix moyen frontière (PMF), afin de mieux refléter les coûts réels d’importation. « Nous avons demandé qu’on revoie la structure des prix pour que le PMF soit confortable au niveau des sociétés commerciales », ont-ils rappelé.
Cette réunion s’inscrit dans la continuité des orientations fixées par le gouvernement lors d’une séance tenue le 2 avril dernier sous la coordination de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka. À cette occasion, l’exécutif avait réaffirmé sa volonté d’anticiper les chocs extérieurs, tout en veillant à préserver le pouvoir d’achat des populations.
L’enjeu est de taille : concilier la rentabilité des opérateurs, indispensable à la continuité des approvisionnements, et la stabilité des prix à la pompe, dans un contexte économique fragile. Cette équation délicate nécessite des ajustements constants, à mesure que les paramètres internationaux évoluent.
Dans la région, plusieurs pays ont déjà procédé à des révisions tarifaires pour faire face à la volatilité des marchés énergétiques. En RDC, le gouvernement semble opter pour une approche progressive, basée sur le dialogue avec les acteurs du secteur.
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