La course à la présidence de la FECOFA entre dans une phase décisive avec le dépôt de neuf candidatures, marquant l’ouverture officielle d’un scrutin attendu dans un climat de fortes attentes. Figures locales et profils internationaux se disputent désormais la direction de l’instance faîtière du football congolais, sur fond de promesses de réforme, de professionnalisation et de relance des compétitions. Avant la publication des listes définitives prévue le 11 mai, la Commission électorale doit encore trancher sur la validité des dossiers, dans un processus qui s’annonce déterminant pour l’avenir du football national.
La course à la présidence de la Fédération congolaise de football association (FECOFA) a officiellement pris forme avec le dépôt de neuf listes de candidatures, à l’issue d’une journée particulièrement animée, mardi 21 avril 2026, au siège de l’instance. De la matinée jusqu’en soirée, les aspirants dirigeants se sont succédé pour enregistrer leurs dossiers auprès de la Commission électorale, donnant le coup d’envoi d’un processus électoral très attendu.
Parmi les prétendants figure Véron Mosengo-Omba, ancien secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF), dont la candidature attire une attention particulière en raison de son expérience au sein des instances continentales. Le Congolais, qui entend capitaliser sur son réseau et son expertise, structure son projet autour de onze axes, articulés autour de quatre principes majeurs de gouvernance, notamment la stabilisation institutionnelle, le développement des infrastructures et l’émergence des ligues provinciales.
Face à lui, plusieurs profils issus du football national ou de la gestion sportive ambitionnent également de prendre les rênes de la FECOFA. La liste provisoire comprend notamment Aziz Makukula, Bosco Mwehu, Didier Massamba, Jean-Claude Mukanya, Kevin Issa, Max Mayaka, Patrice-Rainier Mangenda et Shabani Nonda, ancien attaquant emblématique des Léopards. Chacun de ces candidats conduit une liste complète en vue de constituer le futur comité exécutif de la fédération.
Cette pluralité de candidatures traduit à la fois l’intérêt suscité par ce scrutin et la fragmentation du paysage dirigeant du football congolais. Elle reflète également une volonté de renouvellement, dans un contexte marqué par des critiques récurrentes sur la gouvernance, l’organisation des compétitions et le développement des talents.
La Commission électorale de la FECOFA est désormais appelée à examiner les dossiers déposés afin de statuer sur leur conformité aux critères d’éligibilité. Cette étape est déterminante, car elle conditionnera la publication de la liste définitive des candidats, attendue le 11 mai prochain. Le scrutin, quant à lui, est fixé au 20 mai 2026.
Au-delà des procédures, cette élection cristallise des enjeux majeurs pour l’avenir du football congolais. Les candidats devront convaincre sur leur capacité à restaurer la crédibilité de l’institution, à améliorer la gestion administrative et financière, mais aussi à relancer les compétitions nationales et à renforcer la compétitivité des équipes congolaises sur la scène continentale.
Le développement des infrastructures sportives, souvent jugées insuffisantes, figure également parmi les priorités affichées, tout comme la structuration des ligues provinciales, considérée comme un levier essentiel pour la détection et la formation des jeunes talents.
Jegou-Miguel Mpiutu

