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23 avril, 2026 - 23:07:56
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Commerce extérieur : le ministère dément la rumeur d’une « taxe santé » et dénonce une manipulation

Une mise au point officielle vient balayer une rumeur largement relayée sur les réseaux sociaux. Le ministère du Commerce extérieur dément catégoriquement l’existence d’une prétendue « taxe santé » attribuée à ses services. Selon la cellule de communication, cette information résulte d’un montage délibéré, mêlant des faits distincts pour induire l’opinion en erreur. Les autorités rappellent qu’aucune taxe ne peut être instituée sans base légale ni compétence clairement établie, appelant à la vigilance face aux contenus trompeurs.

Le ministère du Commerce extérieur est monté au créneau pour dénoncer une information jugée « totalement infondée » circulant sur les réseaux sociaux, faisant état de la création d’une prétendue « taxe santé » qui aurait été contestée par des opérateurs économiques du Nord-Kivu. Dans un communiqué officiel, la cellule de communication du cabinet du ministre Julien Paluku Kahongya appelle l’opinion publique à ne pas se laisser induire en erreur par ce qu’elle qualifie de « fabrication de toutes pièces ».

Selon cette mise au point, les informations relayées procèdent d’une manipulation consistant à associer deux séquences distinctes pour leur donner une cohérence trompeuse. D’une part, les activités du ministre à Washington, en marge des Assemblées de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international ; d’autre part, une réaction attribuée à la Fédération des entreprises du Congo (FEC/Beni) et à l’Association des commissionnaires agréés en douane concernant une supposée taxe.

« Ces officines ont volontairement déformé l’information (…) et l’ont artificiellement associée à une dénonciation de ladite taxe », précise le communiqué, soulignant qu’« aucun lien n’existe entre les deux ». Le ministère insiste sur le caractère intentionnel de cette confusion, destinée à créer un climat de suspicion autour de l’action gouvernementale.

Dans le détail, la cellule de communication rappelle que les activités menées par le ministre à Washington relevaient d’un cadre strictement institutionnel, lié à la participation de la République démocratique du Congo aux réunions internationales de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Les informations diffusées par la radio Top Congo dans son journal du 19 avril s’inscrivaient dans cette logique, sans évoquer la moindre mesure fiscale.

Au-delà du démenti, le ministère met en avant un principe fondamental du droit administratif : la compétence d’attribution. « Un ministre du Commerce extérieur ne peut instituer une taxe santé », souligne le communiqué, rappelant que la création de toute taxe relève de procédures spécifiques et d’un cadre légal strict.

Cette précision vise à rétablir les faits, dans un contexte où la circulation rapide d’informations non vérifiées peut alimenter des controverses infondées. Le ministère insiste également sur le fait que « toute taxe doit impérativement reposer sur un fondement légal », condition indispensable à sa validité et à son applicabilité.

L’intervention du ministère s’inscrit dans une volonté plus large de lutte contre la désinformation, phénomène amplifié par les réseaux sociaux et susceptible d’affecter la perception de l’action publique. En dénonçant des « officines malveillantes », les autorités entendent mettre en garde contre les tentatives de manipulation de l’opinion.

Dans les milieux économiques, cette clarification était attendue, alors que la rumeur avait suscité des interrogations parmi certains opérateurs. En réaffirmant l’absence de toute nouvelle taxe et en rappelant les règles encadrant la fiscalité, le ministère cherche à rassurer les acteurs concernés et à préserver un climat de confiance.

Infos27

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