Un message clair adressé aux investisseurs. À la clôture de la Semaine française à Kinshasa, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a défendu une RDC en mutation économique, portée par des réformes structurelles et une volonté d’ouverture aux partenariats productifs. Devant une trentaine de chefs d’entreprises françaises, il a mis en avant la simplification des procédures administratives et une fiscalité plus lisible. Kinshasa entend ainsi se positionner non plus comme un simple marché, mais comme un acteur industriel en devenir, capable d’attirer des investissements durables dans un environnement progressivement assaini.
La République démocratique du Congo veut convaincre. À l’occasion de la clôture de la Semaine française à Kinshasa, jeudi 23 avril 2026, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a dressé devant des investisseurs français un tableau résolument optimiste de l’évolution du climat des affaires dans le pays. Invité d’honneur d’un dîner de gala organisé pour l’événement, il a porté la voix du gouvernement congolais auprès d’une trentaine de chefs d’entreprises venus explorer les opportunités économiques locales.
Dans un contexte marqué par une compétition accrue pour attirer les capitaux étrangers, le ministre a insisté sur les réformes engagées ces dernières années. Il a notamment évoqué « des réformes structurelles profondes » visant à améliorer l’environnement des investissements. Parmi les mesures mises en avant figurent la simplification des procédures administratives, destinée à « réduire les barrières bureaucratiques », ainsi que la facilitation de la création d’entreprises et de l’obtention des licences.
Julien Paluku Kahongya a également souligné les avancées réalisées en matière de gouvernance fiscale. Selon lui, le gouvernement s’emploie à instaurer « une fiscalité plus transparente, prévisible et incitative », un levier essentiel pour rassurer les opérateurs économiques étrangers souvent préoccupés par l’instabilité réglementaire. Ces efforts, a-t-il insisté, traduisent une volonté politique d’inscrire la RDC dans une trajectoire de transformation économique durable.
Au-delà des réformes, le ministre a cherché à repositionner l’image du pays auprès des investisseurs. « Ne voyez pas la RDC comme un simple marché, mais plutôt comme un partenaire de production », a-t-il déclaré, appelant les entreprises françaises à s’inscrire dans une logique d’investissement à long terme. Une invitation qui s’appuie sur les atouts structurels du pays, que Julien Paluku Kahongya n’a pas manqué de rappeler.
La RDC, a-t-il poursuivi, dispose d’un « potentiel immense », notamment grâce à ses ressources naturelles stratégiques et à ses quelque 80 millions d’hectares de terres arables. À cela s’ajoute « une jeunesse dynamique », présentée comme un moteur de croissance et d’innovation. « Les pionniers d’aujourd’hui seront les leaders de demain », a-t-il affirmé, dans un message destiné à encourager les investisseurs à se positionner dès à présent sur le marché congolais.
La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités diplomatiques, dont l’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, et l’ambassadeur de la RDC en France, Émile Ngoy Kasongo. Leur participation témoigne de l’intérêt partagé pour le renforcement des relations économiques entre les deux pays, dans un contexte où la coopération bilatérale cherche à se diversifier au-delà des échanges traditionnels.
Cette édition de la Semaine française à Kinshasa s’inscrit dans une stratégie plus large de promotion de la RDC comme destination d’investissement. Elle intervient alors que le gouvernement congolais multiplie les initiatives pour attirer des partenaires étrangers, dans des secteurs clés tels que l’agro-industrie, les infrastructures ou encore la transformation locale des ressources.
Si les défis restent nombreux, notamment en matière de sécurité et de stabilité institutionnelle, les autorités congolaises entendent capitaliser sur les réformes en cours pour changer la perception du pays. Le message adressé aux entreprises françaises est sans équivoque : la RDC se veut désormais un espace d’opportunités, ouvert à des partenariats structurants et à forte valeur ajoutée.
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