À Kinshasa, les ministres de la Santé, Samuel Roger Kamba, et de l’Enseignement supérieur et universitaire, Marie-Thérèse Sombo, ont procédé au lancement du Cadre permanent de concertation, une initiative destinée à rapprocher la formation universitaire en santé des besoins réels du système sanitaire congolais. Cette réforme vise à corriger les déséquilibres observés entre les compétences formées et les exigences du terrain, tout en renforçant la coordination entre les deux secteurs.
Selon les informations relayées mardi 28 avril 2026, ce dispositif entend instaurer une collaboration durable entre les institutions académiques et les acteurs du système de santé, afin d’améliorer la planification et la gestion des ressources humaines dans ce domaine stratégique.
Dans son intervention, Samuel Roger Kamba a reconnu les limites du modèle actuel. « Au cours des dernières décennies, l’évolution parallèle des universités et du système de santé a créé un déséquilibre entre les compétences formées et les exigences du terrain », a-t-il déclaré, pointant des pénuries de spécialistes dans certaines provinces et une saturation dans d’autres filières.
Le Cadre permanent de concertation ambitionne ainsi d’aligner les décisions académiques sur les priorités sanitaires nationales. Il vise notamment à optimiser la répartition des professionnels de santé sur l’ensemble du territoire, en tenant compte des besoins spécifiques des différentes régions.
Le mécanisme repose sur une architecture structurée, articulée autour d’une direction stratégique interministérielle et d’une coordination technique chargée de suivre plusieurs axes prioritaires : formation, spécialités médicales, recherche, qualité des soins et digitalisation du secteur.
Pour les autorités, cette initiative marque une évolution dans la gouvernance du système de santé, en favorisant une approche concertée entre universités, hôpitaux et partenaires techniques. L’objectif est de promouvoir le partage de données et la prise de décisions fondées sur les besoins réels du pays.
De son côté, Marie-Thérèse Sombo a salué une réforme qui doit permettre d’adapter les cursus universitaires aux réalités sanitaires, tout en préservant les standards académiques et scientifiques.
Ce projet s’inscrit dans la stratégie globale du gouvernement visant à renforcer le capital humain et à accélérer la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle. Il traduit un changement d’approche, passant d’un système fragmenté à une gouvernance coordonnée, basée sur les données et la responsabilité partagée.
En conclusion, le ministre de la Santé a souligné la portée de cette initiative. « Ce cadre va bien au-delà d’un dispositif institutionnel. Il pose les bases d’un système de santé plus équitable, mieux structuré et résolument tourné vers l’avenir », a-t-il affirmé.
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