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13 mai, 2026 - 07:58:09
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Nord-Kivu : un éléphant protégé du parc des Virunga abattu à Nyakakoma, l’ICCN ouvre une enquête

Un acte de braconnage qui alarme les défenseurs de l’environnement. Dans la nuit du 4 au 5 mai 2026, un éléphant protégé du Parc national des Virunga a été abattu par des hommes armés à Nyakakoma, selon l’Institut congolais pour la conservation de la nature. Alors que des efforts étaient engagés pour réduire les conflits entre populations et faune, les autorités du parc dénoncent une atteinte grave à la conservation et annoncent l’ouverture d’une enquête pour identifier les auteurs.

Un nouvel incident vient fragiliser les efforts de conservation dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans la nuit du lundi 4 au mardi 5 mai 2026, un éléphant protégé du Parc national des Virunga a été abattu par balles à proximité de Nyakakoma, dans la province du Nord-Kivu, selon des sources concordantes.

D’après les premières informations communiquées par l’Institut congolais pour la conservation de la nature, l’animal a été tué par des hommes armés alors qu’il faisait l’objet d’une opération de reconduite vers son habitat naturel. Cette intervention s’inscrivait dans le cadre des actions menées pour limiter les interactions entre les éléphants et les populations riveraines, dans une zone régulièrement exposée à ce type de tensions.

Dans un communiqué publié mardi, la direction du parc des Virunga a fermement condamné cet acte, qualifié de « grave atteinte aux efforts de conservation ». Le directeur des relations extérieures du parc, Méthode Uhoze, a annoncé l’ouverture d’une enquête afin d’identifier les responsables et de les traduire devant la justice. « Cet acte compromet les avancées réalisées en matière de protection de la faune et appelle à des sanctions exemplaires », a-t-il déclaré.

Depuis plusieurs années, les autorités congolaises, en collaboration avec leurs partenaires, s’efforcent de restaurer l’équilibre entre les communautés locales et la faune sauvage. Depuis 2020, des initiatives ont été mises en place pour favoriser le retour des éléphants dans leur habitat naturel, après leur migration vers l’Ouganda, provoquée par l’insécurité dans la région.

Selon les données du parc, la population d’éléphants dans cette zone est aujourd’hui estimée à plus de 1 500 individus. Un chiffre en progression, considéré comme encourageant par les responsables de la conservation, mais qui reste fragile face aux menaces persistantes, notamment le braconnage et les conflits liés à l’occupation des terres.

Pour prévenir ces incidents, des équipes spécialisées sont régulièrement déployées sur le terrain afin de repousser les éléphants hors des zones habitées. Parallèlement, des infrastructures de protection sont progressivement mises en place, notamment des clôtures électriques destinées à limiter les incursions dans les villages. Une première barrière est déjà opérationnelle jusqu’à Nyamilima, tandis qu’un dispositif similaire est en cours de déploiement à Nyakakoma.

Malgré ces efforts, la cohabitation entre les populations locales et la faune sauvage demeure un défi majeur. Les incursions d’éléphants dans les zones agricoles provoquent régulièrement des dégâts matériels, alimentant parfois des tensions qui peuvent dégénérer en actes de représailles.

Justin Mupanya, correspondant au Nord-Kivu 

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