Le Capitole de Kananga a été jeudi le théâtre d’un intense contrôle parlementaire dirigé par Guy Sabangu Kashala. Les élus provinciaux ont scruté la gestion des infrastructures, centrant les débats sur trois dossiers sensibles : l’occupation des emprises publiques, l’arrêt du Pont Kamupongo et la désaffectation contestée de maisons étatiques. Face à la pression croissante, le ministre Jacques Shikayi a demandé 24 heures pour préparer ses réponses détaillées.
Sous la houlette de Guy Sabangu Kashala, président de l’Assemblée provinciale, la plénière de ce jeudi a mis le ministre provincial des Infrastructures, Travaux publics et Affaires foncières, Jacques Shikayi, sur la sellette. La question orale avec débat posée par Voltaire Tshibuabua Ntumba, élu de Kazumba, a servi de fil conducteur à une séance riche en interpellations.
Trois dossiers ont dominé les échanges : l’implantation contestée de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours au quartier Plateau, l’arrêt du Pont Kamupongo reliant Kamayi à Nganza, et la polémique autour de la désaffectation des maisons sur l’avenue du Collège, pointant le conflit entre les arrêtés des anciens gouverneurs Mutombo Bakafua et John Kabeya.
Au-delà de ces questions ciblées, de nombreux députés ont dénoncé « l’absence de politique publique cohérente » face aux érosions qui menacent plusieurs quartiers de Kananga. La ville, frappée par des catastrophes naturelles récurrentes, a été au centre des critiques sur la lenteur de la réaction de l’exécutif provincial.
Confronté à l’ampleur des inquiétudes, le ministre Shikayi a opté pour la prudence, demandant 24 heures pour fournir des données techniques et des chiffres précis. La séance, suspendue, reprendra ce vendredi 8 mai à 11 heures, moment où le ministre devra convaincre une assemblée de plus en plus exigeante quant aux résultats concrets pour la population du Centre-Kasaï.
Stony Mulumba, correspondant à Kananga

