Transformer les recommandations en actions concrètes. Lors du Conseil des ministres du 8 mai à Kinshasa, le président de la République a exigé la mise en œuvre rapide et coordonnée des conclusions des États généraux des Postes et Télécoms. Face aux enjeux de souveraineté numérique et de compétitivité, il a appelé à l’élaboration d’une feuille de route nationale structurée, accompagnée d’un dispositif de suivi rigoureux. L’objectif affiché : faire du secteur un levier stratégique de développement économique et d’inclusion en RDC.
Le président de la République a placé la transformation du secteur des postes et télécommunications au cœur de sa communication lors de la 88ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 8 mai 2026 à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa, en appelant à une mise en œuvre rapide, intégrée et cohérente des recommandations issues des États généraux organisés fin avril.
Ces assises, lancées le 27 avril 2026 sous le thème « Postes et Télécoms, vecteurs du développement socio-économique », ont abouti à 125 recommandations couvrant plusieurs domaines clés, notamment la modernisation du secteur postal, le cadre légal des télécommunications, la fiscalité, l’inclusion numérique et financière, ainsi que le développement des infrastructures.
Pour le chef de l’État, ces conclusions ne doivent pas rester à l’état de propositions. Elles doivent désormais « être traduites en actions concrètes à travers une véritable feuille de route stratégique nationale », articulée autour de projets hiérarchisés, financés et rigoureusement suivis.
Dans son intervention, il a insisté sur la nécessité de faire des postes et télécommunications un moteur de transformation économique. « Il s’agit de faire de ces secteurs un levier de souveraineté nationale, de compétitivité économique, d’intégration territoriale et de création d’emplois », a-t-il souligné.
Le président de la République a rappelé que les États généraux ont permis un diagnostic « lucide et sans complaisance » de l’écosystème congolais, mettant en lumière les défis structurels qui freinent son développement, mais aussi les opportunités liées à l’économie numérique mondiale.
Afin de garantir l’efficacité de la mise en œuvre, il a instruit le ministre des Postes et Télécommunications ainsi que celui de l’Économie numérique, sous la coordination de la Première ministre, de mettre en place « sans attendre » un comité interdisciplinaire chargé d’assurer le suivi opérationnel des engagements.
Ce mécanisme devra veiller à la cohérence des réformes, à la coordination entre les différentes institutions, à la levée des contraintes éventuelles et au respect strict des échéances fixées. Il devra également produire des rapports réguliers sur l’état d’avancement des actions engagées.
Cette orientation traduit la volonté des autorités de structurer le développement du secteur autour d’une vision stratégique claire, dans un contexte où la digitalisation constitue un enjeu majeur de compétitivité et d’intégration économique.
En filigrane, le président de la République entend positionner la RDC dans l’économie numérique régionale et mondiale, en améliorant l’accès des populations aux services essentiels et en renforçant les capacités du pays à capter les opportunités offertes par les nouvelles technologies.
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