Invité au sommet « Africa Forward : des partenariats entre l’Afrique et la France pour l’innovation et la croissance », le président Félix Tshisekedi entend porter à Nairobi une vision offensive de la République démocratique du Congo sur les enjeux économiques, diplomatiques et géopolitiques du continent. Kinshasa affirme vouloir participer aux débats non dans une posture de victimisation, mais comme un acteur de solutions pour l’Afrique et le monde. Au cœur du message congolais : la défense du multilatéralisme, l’appel à une diplomatie internationale plus responsable et la dénonciation du silence face aux violences persistantes dans l’Est de la RDC.
Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, prendra part au sommet « Africa Forward : des partenariats entre l’Afrique et la France pour l’innovation et la croissance », prévu à Nairobi, au Kenya, dans un contexte marqué par les débats sur les nouvelles dynamiques économiques africaines, les partenariats stratégiques internationaux et les enjeux sécuritaires régionaux.
À travers sa participation à cette rencontre, la République démocratique du Congo entend défendre une vision ambitieuse de son rôle sur le continent africain. Kinshasa veut se positionner comme un acteur central des solutions économiques, énergétiques et environnementales destinées à accompagner les transformations du continent.
Selon les autorités congolaises, la RDC se rend à Nairobi avec une approche fondée sur la construction de partenariats équilibrés et la promotion d’une coopération internationale plus responsable. Le pays souhaite notamment mettre en avant ses ressources stratégiques, son potentiel énergétique ainsi que sa place dans les débats mondiaux liés à la transition énergétique et à la croissance durable.
« La RDC vient au sommet de Nairobi non pour se plaindre, mais pour construire l’Afrique de demain », affirme la position défendue par Kinshasa à l’occasion de cette rencontre internationale. Les autorités congolaises veulent ainsi rompre avec l’image d’un pays uniquement associé aux crises sécuritaires et humanitaires pour mettre en avant son rôle dans les grandes équations économiques et géopolitiques du continent.
À Nairobi, le président Félix Tshisekedi entend également promouvoir l’ambition de la RDC d’être un « pays-solutions » pour l’Afrique et pour le monde. Cette expression, désormais régulièrement utilisée par les autorités congolaises, renvoie à la capacité du pays à contribuer aux réponses internationales sur des questions stratégiques telles que les minerais critiques, la transition énergétique, la biodiversité ou encore les équilibres climatiques mondiaux.
Le sommet « Africa Forward » intervient dans un contexte où plusieurs pays africains cherchent à redéfinir leurs relations avec leurs partenaires traditionnels, notamment européens, autour d’une logique de partenariat économique plus équilibré et davantage centré sur les intérêts stratégiques africains.
Dans cette perspective, Kinshasa plaide pour « le respect du multilatéralisme » ainsi qu’« une diplomatie de responsabilité » dans la gestion des crises internationales et des conflits régionaux. Les autorités congolaises estiment que les enjeux de sécurité dans les Grands Lacs nécessitent une implication plus cohérente de la communauté internationale.
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