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14 mai, 2026 - 17:31:30
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RDC–Angola : Malanje, Soyo, Inga et Fungurume reliés par un vaste projet énergétique de 1 450 kilomètres

L’Angola et la République démocratique du Congo accélèrent leur coopération énergétique avec un projet d’interconnexion présenté comme la plus grande ligne de transmission d’électricité d’Afrique. Longue d’environ 1 450 kilomètres, cette infrastructure reliera Malanje, en Angola, à Fungurume, dans le Lualaba congolais. Le ministre congolais des Ressources en eau et de l’Électricité, Molendo Sakombi, a également annoncé une seconde ligne entre Soyo et Inga destinée à fournir 2 000 mégawatts à la RDC. Le projet, soutenu par le président angolais João Lourenço, vise à renforcer l’approvisionnement énergétique et soutenir le développement industriel régional.

L’Angola et la République démocratique du Congo ont engagé un ambitieux projet d’interconnexion énergétique destiné à renforcer l’approvisionnement électrique entre les deux pays et à soutenir le développement industriel régional.

L’annonce a été faite jeudi à Luanda par le ministre congolais des Ressources en eau et de l’Électricité, Molendo Sakombi, à l’issue d’une audience accordée par le président angolais João Lourenço.

Selon le ministre congolais, les deux pays prévoient la construction de la plus grande ligne de transmission d’électricité du continent africain, sur une distance estimée à environ 1 450 kilomètres.

Cette infrastructure énergétique reliera la province angolaise de Malanje à la région minière de Fungurume, située dans la province du Lualaba, au sud-est de la République démocratique du Congo.

Le projet prévoit également la mise en place d’une seconde ligne de transmission entre Soyo, dans la province angolaise du Zaïre, et Inga, en RDC.

Cette deuxième interconnexion permettra, selon les autorités congolaises, de fournir environ 2 000 mégawatts d’électricité à la RDC afin de répondre aux besoins énergétiques du pays.

« Il s’agit d’un projet d’interconnexion électrique évalué à des centaines de millions de dollars et, comme vous le savez, des travaux de cette ampleur nécessitent des études approfondies », a déclaré Molendo Sakombi devant la presse à Luanda.

Pour le gouvernement congolais, cette initiative énergétique apparaît stratégique dans un contexte où la RDC fait face à une forte demande en électricité liée à sa croissance démographique et à l’expansion de ses activités industrielles.

Le ministre congolais a rappelé que la population de la RDC est estimée à près de 100 millions d’habitants, avec des besoins énergétiques croissants aussi bien pour les ménages que pour les industries et les communautés locales.

« Nous nous sommes tournés vers la République sœur d’Angola pour acquérir deux mille mégawatts afin d’approvisionner populations, industries et communautés », a déclaré Molendo Sakombi.

Les autorités congolaises estiment que ce partenariat permettra d’assurer une réponse transitoire aux besoins énergétiques du pays en attendant le développement complet du projet hydroélectrique Inga, régulièrement présenté comme le futur plus grand pôle énergétique du continent africain.

Selon le ministre, les échanges énergétiques envisagés entre Kinshasa et Luanda devraient également contribuer à renforcer la sécurité énergétique régionale et à stimuler les échanges économiques entre les deux États voisins.

Les autorités des deux pays considèrent en outre que cette coopération énergétique constitue un levier important pour consolider les relations de fraternité et de bon voisinage entre l’Angola et la RDC.

Molendo Sakombi a également indiqué que le président João Lourenço a exprimé son soutien au projet au cours des discussions tenues à Luanda.

D’après le ministre congolais, les études techniques devraient être accélérées après la présentation du dossier au président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi.

Les autorités envisagent un délai d’environ 18 mois pour l’achèvement de la première ligne de transmission entre Soyo et Inga ainsi que le lancement de la connexion Malanje–Dilolo–Fungurume.

Dilolo, située à la frontière entre la RDC et l’Angola, constitue un axe stratégique de connexion entre les deux pays, tandis que Fungurume représente l’un des principaux centres miniers du pays, notamment pour l’exploitation du cuivre et du cobalt.

Parallèlement à ces discussions énergétiques, le président João Lourenço a également reçu jeudi au Palais présidentiel Sumbu Sita Mambu, venu transmettre un message du président Félix Tshisekedi.

Aucune déclaration n’a toutefois été faite à la presse à l’issue de cette rencontre.

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