La stabilité macroéconomique demeure au centre des priorités des autorités congolaises. Invité au Conseil des ministres, le gouverneur de la Banque centrale du Congo a présenté une conjoncture marquée par un recul de l’inflation hebdomadaire et une appréciation du franc congolais sur les marchés de change. Les projections officielles tablent désormais sur une croissance économique de 6,2 % en 2026, soutenue principalement par le dynamisme du secteur extractif. Dans un contexte régional et international encore incertain, le gouvernement cherche à consolider les équilibres économiques et à préserver la stabilité des prix.
Intervenant comme invité à la 89e réunion du Conseil des ministres, le gouverneur de la Banque centrale du Congo a dressé un tableau jugé encourageant de la situation économique nationale.
Selon lui, « la stabilité économique intérieure s’est poursuivie au cours de la semaine sous revue », avec notamment un recul de l’inflation hebdomadaire et une appréciation du taux de change sur les différents segments du marché.
Ces indicateurs traduisent, selon les autorités monétaires, l’impact des politiques mises en œuvre pour contenir les tensions inflationnistes et stabiliser la monnaie nationale.
Le gouvernement suit particulièrement l’évolution du marché de change dans un contexte où la stabilité du franc congolais reste un enjeu central pour le pouvoir d’achat des ménages et la confiance des opérateurs économiques.
Une croissance attendue à 6,2 % en 2026
D’après les projections du Comité permanent de cadrage macroéconomique, l’activité économique devrait accélérer en 2026 avec un taux de croissance estimé à 6,2 %, contre 5,8 % l’année précédente.
Cette croissance reste largement portée par le secteur extractif, moteur principal de l’économie congolaise grâce à la production minière et aux exportations de matières premières stratégiques.
Les autorités espèrent également que l’amélioration de la stabilité macroéconomique permettra d’attirer davantage d’investissements et de soutenir les réformes engagées dans plusieurs secteurs.
Le défi de la diversification économique
Malgré ces indicateurs positifs, plusieurs défis structurels demeurent, notamment la forte dépendance de l’économie congolaise au secteur minier et la nécessité d’élargir la base productive nationale.
Le gouvernement entend poursuivre les réformes visant à renforcer les infrastructures, améliorer le climat des affaires et soutenir la transformation locale des ressources naturelles.
Dans ce contexte, la stabilité du taux de change et la maîtrise de l’inflation apparaissent comme des leviers essentiels pour préserver les équilibres économiques et soutenir la croissance.
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