La 17ᵉ épidémie d’Ebola déclarée en République démocratique du Congo continue de gagner du terrain dans l’Est du pays. Selon le rapport officiel de situation publié jeudi 21 mai par les autorités sanitaires, 64 cas confirmés ont déjà été recensés dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, avec 1.261 contacts identifiés et suivis. L’Ituri demeure l’épicentre de la flambée avec 60 cas confirmés et plusieurs zones de santé fortement touchées. Alors que les structures médicales subissent une pression croissante, les autorités congolaises et leurs partenaires renforcent les dispositifs de surveillance, de dépistage et de confinement pour éviter une propagation plus large du virus.
La République démocratique du Congo fait face à une nouvelle progression de l’épidémie d’Ebola dans l’Est du pays, avec une concentration importante des cas dans la province de l’Ituri, selon le rapport officiel de situation publié jeudi 21 mai par le gouvernement congolais.
Les données sanitaires actualisées au 20 mai 2026 font état de 64 cas confirmés d’Ebola dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu depuis le début de cette 17ᵉ épidémie enregistrée en RDC depuis 1976.
L’Ituri concentre à elle seule 60 cas confirmés, contre quatre au Nord-Kivu.
Les zones de santé les plus touchées sont Mongbwalu, Rwampara, Bunia, Nyankunde et Bambu en Ituri, ainsi que Goma, Katwa et Butembo au Nord-Kivu.
Le rapport gouvernemental signale également six décès confirmés, dont quatre en Ituri et deux au Nord-Kivu.
Une hausse continue des cas suspects et des contacts
Au-delà des cas confirmés, les autorités sanitaires rapportent une augmentation des cas suspects et des personnes contacts identifiées dans les zones affectées.
Le cumul des cas suspects atteint désormais 671, tandis que 160 décès suspects ont été recensés depuis le début de la flambée épidémique.
Les services sanitaires ont également identifié 1.261 contacts à suivre dans les différentes zones concernées, un chiffre qui témoigne de l’ampleur de la surveillance épidémiologique actuellement déployée sur le terrain.
Selon le rapport officiel, 414 nouveaux contacts ont été enregistrés au cours de la seule journée du 20 mai, dont 286 dans la zone de santé de Rwampara et 128 à Bambu.
Les autorités sanitaires considèrent le suivi des contacts comme l’un des éléments clés pour interrompre rapidement les chaînes de transmission du virus.
Treize nouveaux cas confirmés en une journée
Les indicateurs publiés par le gouvernement montrent également une accélération des contaminations dans certaines zones sanitaires de l’Ituri.
Treize nouveaux cas confirmés ont été enregistrés le 20 mai 2026, dont douze en Ituri et un au Nord-Kivu.
Dans le détail, les nouvelles contaminations recensées concernent principalement Bunia avec cinq cas, Nyankunde avec trois cas, Rwampara avec trois cas et Bambu avec un cas.
Au Nord-Kivu, un nouveau cas confirmé a été signalé dans la zone de santé de Katwa.
Les autorités sanitaires précisent toutefois qu’aucun nouveau décès confirmé n’a été enregistré au cours de cette journée.
Les laboratoires sous pression
La progression de l’épidémie exerce également une forte pression sur les capacités de dépistage et d’analyse biologique.
Le rapport officiel indique que 35 échantillons ont été analysés le 20 mai, dont 12 se sont révélés positifs au virus Ebola.
Mais les laboratoires font face à un important retard dans le traitement des prélèvements.
Quarante-neuf échantillons restent encore en attente d’analyse, tandis que 141 échantillons au total doivent encore être traités.
Les autorités signalent également que plusieurs prélèvements reçus à Beni n’ont pas encore pu être totalement transférés vers les laboratoires de Goma en raison de contraintes logistiques.
Le gouvernement maintient l’alerte sanitaire maximale
Face à l’évolution de la situation, les autorités congolaises maintiennent les provinces touchées sous surveillance sanitaire renforcée.
Le gouvernement appelle la population au respect strict des mesures de prévention, notamment le signalement rapide des cas suspects via le numéro vert 151, la limitation des contacts à risque et l’observation des règles d’hygiène sanitaire.
Cette 17ᵉ épidémie d’Ebola intervient dans un contexte particulièrement sensible pour l’Est de la RDC, déjà confronté à l’insécurité, aux déplacements massifs de populations et aux difficultés d’accès aux soins dans plusieurs localités.
Les autorités sanitaires, appuyées par les partenaires internationaux et africains, cherchent désormais à accélérer les opérations de dépistage, d’isolement et de prise en charge afin d’éviter une propagation incontrôlée du virus dans la région.
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