Le procès impliquant la chanteuse congolaise Déborah Mulanga, connue sous le nom de scène de Rebo Tchulo, et plusieurs militaires poursuivis notamment pour torture, extorsion et violation des consignes militaires, a connu un nouveau report à Kinshasa. Réuni en chambre foraine à la prison centrale de Makala, le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema a accepté les requêtes introduites par la défense de l’artiste, absente à l’audience pour des raisons humanitaires liées à un deuil familial. L’affaire, qui porte sur des faits présumés de maltraitance d’un chauffeur par des éléments des forces de l’ordre, reprendra le 4 juin prochain au siège du tribunal militaire de Ngaliema.
Le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema a renvoyé au jeudi 4 juin prochain le procès impliquant la chanteuse congolaise Déborah Mulanga Tshimpaka, connue sous le pseudonyme de Rebo Tchulo, ainsi que plusieurs militaires poursuivis dans une affaire présumée de torture et de maltraitance d’un chauffeur à Kinshasa.
L’audience s’est tenue jeudi en chambre foraine à la prison centrale de Makala, en présence de plusieurs prévenus militaires appelés à comparaître dans ce dossier judiciaire particulièrement suivi dans l’opinion publique.
Selon des sources judiciaires, treize militaires sont poursuivis dans cette affaire, dont quatre actuellement en fuite. Ils doivent répondre notamment des faits présumés de torture, d’extorsion, de concussion ainsi que de violation des consignes militaires.
De son côté, l’artiste Rebo Tchulo est poursuivie pour « incitation des militaires à commettre des actes contraires à la loi ou à la discipline » des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Une audience consacrée à l’identification des prévenus
À l’ouverture de l’audience, le tribunal a procédé à l’identification des différents prévenus appelés à comparaître.
« L’audience de ce jour était consacrée à l’identification des prévenus », a expliqué le capitaine Guy Kwesh, président du tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema.
Cependant, la chanteuse congolaise ne s’est pas présentée devant la juridiction militaire. Par l’intermédiaire de son avocat, Maître Jean-Marie Kabengela Ilunga, l’artiste a sollicité un report de l’audience en évoquant une situation familiale difficile.
Dès l’entame des débats, la greffière a présenté au tribunal une correspondance adressée par Rebo Tchulo. Dans cette requête, la prévenue faisait état de « problèmes humanitaires » liés à un décès survenu dans sa famille.
Selon son avocat, l’artiste était particulièrement éprouvée par cette situation et ne pouvait pas comparaître dans l’immédiat.
Les audiences transférées hors de Makala
Outre la demande de remise, la défense de Rebo Tchulo a également sollicité la délocalisation des audiences hors de la prison centrale de Makala.
Maître Jean-Marie Kabengela Ilunga a invoqué les difficultés liées aux conditions de promiscuité dans l’enceinte carcérale ainsi que les restrictions auxquelles seraient confrontés les avocats dans l’exercice de leur mission.
Le président de la juridiction militaire a accepté les deux requêtes introduites par la défense.
En conséquence, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 4 juin prochain au siège du tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema.
Une affaire suivie de près
Cette procédure judiciaire porte sur des faits présumés de maltraitance infligés à un chauffeur par des éléments des forces de l’ordre dans des circonstances qui continuent de susciter de nombreuses réactions dans l’opinion publique congolaise.
Les poursuites engagées concernent plusieurs infractions graves, parmi lesquelles la torture, l’extorsion, la concussion et l’incitation de militaires à poser des actes contraires à la loi et à la discipline militaire.
La présence du nom de Rebo Tchulo dans ce dossier a contribué à médiatiser davantage l’affaire en raison de la notoriété de l’artiste sur la scène musicale congolaise.
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